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Le marché Zacko, situé à 13 km de Bangui, est un véritable poumon économique pour de nombreuses familles de la capitale centrafricaine. Aujourd’hui, ce lieu vital est menacé par un conflit foncier qui crée une incertitude quant à l’avenir des commerçants. Entre la peur du déguerpissement et l’inquiétude pour leur survie, les vendeurs lancent un cri de détresse aux autorités.

L’atmosphère de méfiance, alimentée par les menaces de déguerpissement, suscite de profondes inquiétudes parmi les commerçants. Jeanne Kaïgama, rencontrée sur place à côté de ses marchandises, témoigne de son calvaire : « Le marché ne fonctionne plus comme avant. Nous vivons dans l’inquiétude, car le marché a été vendu. La personne qui l’a acheté menace de nous déguerpir de temps en temps. C’est ainsi que nous vivons ici. »

Cette situation préoccupante se lit sur les visages des vendeurs. Beaucoup espèrent une intervention rapide des autorités locales et du gouvernement afin de trouver une solution durable. Ida Ngoket, secrétaire du marché, déclare : « Nous demandons au gouvernement de penser à nous, commerçants et commerçantes du marché Zacko. Nous souhaitons que l’État indemnise la personne qui a acheté le marché pour le transformer en espace privé, afin que nous puissions continuer nos activités. À l’approche de la rentrée scolaire, si l’on nous chasse du marché, comment pourrons-nous subvenir aux besoins de nos familles ? »

De son côté, Crépin Calipse Ndjonigba, président du marché à bétail, rappelle que le site avait été réhabilité en 2017 par la défunte Honorable Christine Nadia Beya, après les crises militaro-politiques de 2013 qui avaient ravagé la République centrafricaine. « Après ces crises, le marché à bétail était devenu un repaire de bandits, réduit en cendres. En 2017, la défunte Honorable Christine Nadia Beya a entendu notre cri d’alarme et a reconstruit le marché, nous permettant de reprendre nos activités génératrices de revenus. »

Alors que le conflit s’intensifie entre les vendeurs et la famille Kossi, qui revendique la propriété de la parcelle, les commerçants continuent d’espérer qu’une solution pacifique sera trouvée pour leur permettre de poursuivre leurs activités commerciales.

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