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Depuis plus de trois ans, des centaines de familles déplacées de l’île Mbongossoua, également connue sous le nom d’« île aux Singes », vivent dans des conditions extrêmement précaires sur un site de déplacés dans la capitale, Bangui, après avoir été contraintes de fuir leurs maisons submergées par les eaux. Leur situation, longtemps oubliée, appelle aujourd’hui une réponse urgente du gouvernement centrafricain et de la communauté humanitaire.
L’île Mbongossoua est située au milieu du fleuve Oubangui, entre Bangui et Zongo (République démocratique du Congo). Les crues récurrentes du fleuve ont ravagé l’île à plusieurs reprises, notamment en 2019, détruisant des centaines de maisons et rendant l’endroit inhabitable. À l’époque, près de 2 000 personnes ont été déplacées vers un site aménagé à Socada dans le 2ᵉ arrondissement de Bangui. Mais plus de trois années plus tard,sur le site de Socada, les familles déplacées affrontent des conditions de vie difficiles : manque d’abris adaptés, absence de sources stables de revenus, accès limité à l’eau potable, à l’éducation et aux services de santé. Certains déplacés reviennent parfois sur l’île pour cultiver de la terre, par nécessité plutôt que par choix, car le site d’origine demeure trop dangereux. Plusieurs témoignages recueillis au fil des ans montrent l’épuisement des déplacés face à l’attente prolongée et l’absence de solutions durables. Beaucoup craignent les futures saisons des pluies, qui menacent encore d’aggraver leur vulnérabilité. �
Face à cette situation prolongée, les déplacés de Mbongossoua lancent un appel pressant au gouvernement centrafricain et aux organisations humanitaires internationales : qu’ils prennent des mesures urgentes pour améliorer leurs conditions de vie et accélérer leur relogement vers des zones sûres et durables.

