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Une semaine après l’attaque de Bambouti par le groupe des miliciens Azandé Ani Kpi Gbé le 28 décembre 2025, les prix des produits de première nécessité connaissent une flambée inquiétante à Obo, dans la préfecture du Haut Mbomou. Cette situation alarmante suscite de vives inquiétudes chez les habitants de cette localité, confrontés à une hausse des tarifs qui atteint des sommets suite à ces violences dans leur communauté.

Des produits essentiels, qui étaient auparavant à la portée de tous, connaissent désormais une augmentation préoccupante des prix. Cette flambée tarifaire, inattendue pour de nombreux consommateurs, risque de rendre ces biens vitaux de plus en plus inaccessibles aux ménages déjà fragilisés par la situation économique et sécuritaire. Sous le choc, Louise Mbikonazia partage son indignation : « Nous sommes dépassés par cette situation. Auparavant, un morceau de savon de 30 cm de long coûtait 1000 francs CFA, mais après cette attaque, on nous le vend à 1500 francs CFA. Quant au sac de sel, le prix a connu une augmentation significative : un sac qu’on achetait à 500 francs CFA est maintenant à 2000 francs CFA. » a-t-elle déclaré

Pointés du doigt, les commerçants d’Obo justifient cette augmentation par la situation sécuritaire instable qui règne actuellement dans la région. Ils mettent en avant l’attaque de Bambouti comme principale cause de la perturbation des voies de ravitaillement. Alex Méne, un commerçant local, explique : « Beaucoup de clients pensent que c’est nous qui avons augmenté les prix des marchandises. Ils ignorent que notre voie de ravitaillement passe d’abord par la ville de Bambouti. Après cette attaque des AAKG, l’approvisionnement en produits de première nécessité est devenu plus difficile et coûteux. » a-t-il confié

Face à la situation que vivent quotidiennement les habitants d’Obo, Mireille Ndosse, présidente de la délégation auprès de la commune d’Obo, lance un appel pressant aux autorités locales et au gouvernement pour qu’ils prennent des mesures urgentes afin de restaurer la paix et la sécurité: « Nous, habitants de la ville d’Obo, souffrons beaucoup depuis la reprise des hostilités dans le Haut Mbomou. Les prix des denrées alimentaires augmentent de manière significative. Voilà pourquoi nous demandons aux autorités locales et au gouvernement d’entreprendre des démarches visant à restaurer la paix et la sécurité pour garantir l’accès aux produits vitaux dans notre localité. » a-t-elle lancé

Rappelons que, depuis plus de dix ans, la population du Haut Mbomou dépend principalement du Sud-Soudan pour se ravitailler en produits de première nécessité. Cette situation précaire expose encore davantage les habitants aux chocs économiques, en particulier dans un contexte d’instabilité.

La hausse des prix, liée à la violence et à l’insécurité, soulève des préoccupations quant à la capacité des familles à satisfaire leurs besoins fondamentaux. Face à cette situation déplorable, les habitants appellent à l’aide des autorités et du gouvernement.

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