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En République centrafricaine, chaque saison sèche voit de nombreux jeunes se tourner vers la fabrication artisanale de briques afin de subvenir à leurs besoins quotidiens et de faire face au manque d’opportunités d’emploi. Cette activité, perçue comme une solution rapide pour générer des revenus, s’impose souvent comme un moyen de survie dans un contexte marqué par la pauvreté et le chômage. Toutefois, derrière cet avantage économique, se cache une réalité environnementale préoccupante, susceptible d’engendrer de graves répercussions sur l’environnement.

Bien que considérée par certaines communautés comme une source de revenus, l’activité de creusage de trous à des fins lucratives représente un danger permanent et majeur pour l’environnement en Centrafrique. Pratiquée le plus souvent de manière artisanale et incontrôlée, cette activité entraîne une dégradation progressive des sols et une altération durable des écosystèmes locaux.

Selon les experts environnementaux, ces excavations modifient profondément la structure des sols, les rendant vulnérables à l’érosion et réduisant leur capacité à retenir l’eau. Ce phénomène, encore largement méconnu par une grande partie des citoyens, a des conséquences sévères sur la biodiversité, comme le souligne Éric Sanghot, juriste environnementaliste : « La création de carrières pour l’extraction de l’argile provoque l’érosion des sols, la perte de biodiversité, la déforestation et le dérèglement du cycle de l’eau, des phénomènes qui fragilisent durablement l’environnement et accentuent les effets du changement climatique. Cette dégradation des terres compromet progressivement les activités agricoles et accentue la vulnérabilité des populations face aux incidents climatiques », a-t-il confié.

Notons qu’au-delà de l’avantage économique immédiat qu’elle procure à certaines personnes, la fabrication anarchique des briques et le creusage incontrôlé de trous compromettent le développement durable du pays. Face à cette situation, une meilleure sensibilisation des populations, un encadrement plus strict des activités extractives ainsi que la mise en œuvre de politiques environnementales efficaces apparaissent comme des solutions indispensables pour préserver les ressources naturelles de la Centrafrique et garantir un avenir durable aux générations futures.

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