Situé dans la ville de Sibut, chef-lieu de la préfecture de la Kémo, le Lycée Moderne de Sibut fait face à d’énormes difficultés matérielles et pédagogiques. Cet établissement public, considéré comme le principal centre d’apprentissage des enfants de la localité, ne dispose pas des infrastructures nécessaires pour accueillir convenablement ses élèves. Face à cette situation préoccupante, élèves et parents d’élèves demandent aux autorités locales ainsi qu’au gouvernement de leur venir en aide.
Cette situation alarmante contraint de nombreux élèves à suivre les cours debout ou assis à même le sol, faute de tables-bancs suffisants. Marie-Joséphine, élève en classe de terminale A, témoigne de son calvaire : « Il y a des jours où nous sommes obligés de rester debout pendant toute la durée des cours parce qu’il n’y a pas assez de tables-bancs. Dans ces conditions, il est très difficile de se concentrer et de bien comprendre les leçons. On vient à l’école pour apprendre, pas pour souffrir », a-t-elle confié.
Même cri d’alarme du côté de Grâce-Nadine, élève en classe de première C, qui insiste sur l’impact psychologique de cette situation : « Quand on entre dans une salle déjà pleine à craquer, on se sent découragé avant même que le cours commence. Le bruit, le manque d’espace et l’inconfort nous empêchent de donner le meilleur de nous-mêmes. Pourtant, nous aimons notre lycée et nous voulons réussir », a-t-elle déclaré.
De son côté, le proviseur du Lycée Moderne de Sibut, Jean Pamphyle Lebakouzou, reconnaît que les conditions d’apprentissage des élèves deviennent de plus en plus préoccupantes. Selon lui, cette situation est principalement liée à l’afflux important d’élèves venus de plusieurs localités environnantes. Il lance ainsi un appel pressant au gouvernement et aux autorités locales afin de venir en aide aux apprenants de cet établissement : « Notre établissement accueille aujourd’hui des élèves venus de Sibut et de plusieurs localités environnantes, car il est reconnu comme le lycée le plus réputé de la région. Malheureusement, nos infrastructures n’ont pas évolué au même rythme que l’augmentation des effectifs. Le manque de tables-bancs constitue désormais un frein sérieux à l’apprentissage. Nous lançons un appel pressant aux autorités éducatives et à nos partenaires afin d’obtenir des fournitures scolaires et d’améliorer les conditions d’enseignement », a-t-il confié.
Face à cette situation préoccupante, parents et élèves interpellent le gouvernement et le ministère de l’Éducation nationale afin que des mesures urgentes soient prises. Pour eux, améliorer les conditions d’apprentissage au Lycée Moderne de Sibut est une nécessité pour garantir une éducation de qualité et offrir un avenir meilleur à la jeunesse de la Kémo.
