La salle de conférence de l’hôtel BEAFRIKA à Bangui a abrité, le jeudi 5 février 2026, la cérémonie officielle de lancement du Plan de Réponse Humanitaire 2026 pour la République centrafricaine. Cette rencontre organisée par le Bureau des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), visait à lancer un appel pressant aux bailleurs de fonds, aux partenaires humanitaires et au gouvernement afin de renforcer le soutien en faveur des populations centrafricaines confrontées à une situation humanitaire critique.
Cependant au cours des échanges, l’attention a été attirée sur la baisse des financements humanitaires observée en 2025, qui a fortement limité la capacité des acteurs à répondre aux besoins urgents. Prenant la parole, la Ministre de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale, Madame Josiane Lina BEMAKA-SOUÏ, a salué les efforts du gouvernement et des partenaires humanitaires et a souligné l’importance de la poursuite des actions humanitaires tout en appelant à privilégier des solutions durables pour réduire la vulnérabilité des populations : « Je remercie le gouvernement et les partenaires pour leur soutien indéfectible pour l’amélioration de la situation humanitaire en République Centrafrique. Cependant, la poursuite des actions humanitaires reste une nécessité en privilégiant des solutions durables pour mettre fin à la vulnérabilité des populations », a-t-elle déclaré
Selon le Coordonnateur humanitaire, Monsieur Mohamed Ag Ayoya, le Plan de Réponse Humanitaire 2026 traduit l’engagement des Nations Unies à poursuivre l’assistance aux populations les plus vulnérables et à mobiliser un soutien accru des partenaires. « En 2026, plus de 2,3 millions de personnes sont dans le besoin. Nous ciblons 1,3 million de personnes et le financement requis est de 264,1 millions de dollars américains. C’est pourquoi, nous sollicitons l’aide de tout un chacun pour donner le meilleur pour atteindre cet objectif », a-t-il confié.
A noter qu’à l’heure qu’il est, le fonds humanitaire n’est financé qu’à hauteur de 37 %, un niveau jugé insuffisant pour couvrir l’ensemble des zones affectées, notamment dans le nord-est du pays, où la crise soudanaise a aggravé la situation humanitaire. Face à ces défis, les donateurs sont ainsi appelés à transformer leurs engagements en actions concrètes, à travers un financement prévisible, suffisant et fondé sur les principes humanitaires, afin de soulager les souffrances des populations et de garantir que la situation connaisse une amélioration significative.
