Les habitants du village de Bakouté, situé à environ 60 kilomètres de Sibut sur l’axe Bambari, tirent la sonnette d’alarme face à une grave pénurie d’eau potable. Cette localité qui ne dispose que d’un seul point d’eau fonctionnel, mais régulièrement en panne, plonge les habitants de ce village dans des profondes inquiétudes. Devant cette situation, les habitants demandent au gouvernement de leur venir en aide.
Faute d’alternative, les habitants sont contraints de consommer l’eau des marigots et des rivières environnantes, souvent insalubre. Une réalité particulièrement éprouvante durant la saison sèche, où l’accès à l’eau devient encore plus difficile. Pour s’approvisionner en eau potable, de nombreuses femmes et les enfants parcourent alors de longues distances chaque jour pour en accéder. Rencontré avec un bidon de couleur jaune sur sa tête, Thésarïe, une habitante du village, décrit avec émotion les difficultés du quotidien : « Parfois, nous partons très tôt le matin et nous rentrons tard, juste pour avoir un peu d’eau. Même après les travaux champêtres, trouver de l’eau pour cuisiner est un vrai problème. Nous utilisons l’eau du marigot, malgré les risques. Nous souffrons énormément. », a-elle-livré
Cette pénurie n’est pas passée sans des conséquences directes sur la santé de la population. Déborah, une autre résidente de Bakouté, alerte sur la recrudescence des maladies hydriques : « Il n’y a pas d’eau potable ici. Nous tombons souvent malades, notamment de la typhoïde et d’autres maladies. Le plus grave, c’est que notre centre de santé manque de tout : pas d’appareils pour les examens, pas de médicaments. Nous sommes obligés de recourir aux remèdes traditionnels. », a-t-elle déclaré
Bien que le village dispose d’un centre de santé, celui-ci fonctionne dans des conditions extrêmement précaires, limitant considérablement la prise en charge des patients. Le manque d’équipements médicaux et de médicaments aggrave la vulnérabilité des habitants, déjà affaiblis par l’insécurité hydrique. Sadrine une habitante déplore : « C’est difficile pour nous, parce qu’il n’y a pas d’eau potable. Cela nous donne des maladies comme la typhoïde et d’autres encore. Malheureusement, dans notre centre de santé, il n’y a ni machines pour les examens ni médicaments. Nous utilisons souvent des remèdes traditionnels », a-t-elle confié .
Face à cette situation alarmante, les habitants de Bakouté lancent un appel pressant aux autorités locales, au gouvernement et aux partenaires humanitaires. Ils demandent en priorité la réalisation de forages d’eau potable, afin de garantir un accès durable à cette ressource vitale. Pour cette communauté, l’eau potable n’est pas un luxe, mais un droit fondamental, essentiel à la santé, à la dignité et à la survie de tous.
