Situé au cœur de la capitale centrafricaine, le lycée Fatima de Bangui fait face à des difficultés majeures. L’absence de tables-bancs et la surpopulation dans les salles de classe obligent de nombreux élèves à rester debout ou à s’asseoir directement par terre pour suivre les cours. Exaspérés, ces derniers lancent un appel à l’aide aux autorités locales et au gouvernement pour améliorer leurs conditions d’étude.
Ce lycée, pourtant de référence, voit les conditions d’enseignement se détériorer de jour en jour. Le manque de tables-bancs et l’absence de matériel pédagogique adapté contraignent les élèves à travailler dans des conditions difficiles. Despatria, élève au lycée Fatima, témoigne de cette situation : « Il y a un manque de tables-bancs et aussi de professeurs. Nous sommes nombreux, et s’asseoir est un problème constant pour chaque élève.», a-t-elle déclaré
Même cloche sonne du côté d’Israël, élève en Terminale A3, qui exprime son désarroi : « Dans notre classe, nous sommes 204 élèves et il n’y a pas assez de tables-bancs. Nous devons nous serrer. Pour ma part, j’ai dû acheter ma propre table-banc, tandis que d’autres restent debout pendant les cours. C’est vraiment triste, et nous avons besoin d’aide. », a-t-elle livré
Au-delà du manque de tables-bancs, l’irrégularité des professeurs reste un problème majeur dans cet établissement. Junior, un autre élève, confirme qu’il n’y a pas de professeur de philosophie depuis plusieurs mois : « Depuis plus d’un mois, nous n’avons pas de professeur de philosophie. Un professeur était venu se présenter, mais il est parti sans revenir. », a-t-il confié
Face à cette situation alarmante, plusieurs personnes de bonne volonté ont lancé une collecte de fonds pour soutenir les élèves. Selon l’une des responsables, qui préfère garder l’anonymat, il est crucial d’apporter de l’aide à ces élèves : « Nous avons lancé l’opération SOS Fatima en raison des difficultés persistantes dans cet établissement. C’est pourquoi nous profitons de votre micro pour lancer un appel urgent aux bienfaiteurs, qu’ils soient matériels ou financiers, afin de nous prêter main-forte. Nous ne sommes ni une association, ni un parti politique, nous sommes simplement des étudiants et des stagiaires désireux d’aider. », a-t-elle expliqué
Contacté par la rédaction du journal Kolokoto, le proviseur du lycée de Fatima reconnaît les difficultés rencontrées, mais refuse de s’exprimer publiquement. Toutefois, il appelle les partenaires à venir en aide à cet établissement, car, selon lui, « l’avenir de ce pays repose sur les épaules de ces enfants>>.
Notons qu’alors que l’avenir des élèves du lycée Fatima est en jeu, l’appel à l’aide lancé par ces jeunes dans des conditions de plus en plus précaires ne doit pas rester sans écho. Il est grand temps d’agir, pour que ces futurs leaders ne soient pas écrasés par les poids de cette situation.
