À Sibut, lorsque la saison sèche met un frein aux activités champêtres, le jardinage prend le relais et redonne vie aux terres. Cette activité, largement pratiquée par les habitants de la localité, devient alors une véritable alternative économique. Dans ces jardins, une grande diversité de légumes est cultivée pour approvisionner le marché local et répondre aux besoins alimentaires de la population.
À quelques mètres du marché central, au centre Est de la ville, au bord de la rivière Tomi enjambée par une passerelle, le maraîchage s’impose comme une activité essentielle malgré les rigueurs de la saison sèche. Sous un soleil ardent, les cultivateurs s’activent sans relâche.
Cette pratique ne se limite pas à la simple production de légumes : elle valorise la consommation locale, renforce la sécurité alimentaire et dynamise l’économie de proximité.Pour les producteurs comme pour les commerçantes, le maraîchage représente une véritable source de revenus, leur permettant de subvenir dignement à leurs besoins et à ceux de leurs familles : « J’ai commencé le maraîchage il y a plusieurs années. Grâce à cette activité, j’ai pu assurer la scolarité de mes enfants et améliorer considérablement notre alimentation. », témoigne Bic Rouge un jardinier.
Selon les informations, l’activité a accusé un léger retard en raison du retour tardif de la rivière dans son lit cette année, ce qui a décalé la période habituelle de démarrage. Malgré cette situation, les maraîchers n’ont pas baissé les bras : « Nous avons pris un peu de retard à cause du débordement prolongé de la rivière, mais nous avons fait de notre mieux pour soutenir la population en cette saison sèche », explique un autre maraîcher.
Derrière cette activité, de nombreuses mères au foyer se mobilisent comme de véritables partenaires des maraîchers, illustrant la solidarité qui anime la communauté locale. Jeanne, vêtue d’un pagne coloré, raconte : « Chaque matin, vers 7 ou 8 heures, je viens ici pour m’approvisionner en légumes que je revends à mes clients. Notre partenariat m’apporte beaucoup et facilite ma vie quotidienne. », a-t-elle déclaré
Notons que dans la ville de Sibut, le maraîchage apparaît comme une alternative précieuse pendant la saison sèche. Il offre aux jeunes de cette ville la possibilité de subvenir aux besoins de leurs familles lorsque les activités champêtres sont suspendues. Pourtant, malgré son rôle crucial dans l’économie locale et la sécurité alimentaire, ce secteur informel reste confronté à des difficultés : le manque de matériels et d’équipements adaptés limite encore son plein développement et freine l’essor de cette activité prometteuse.
