Dans une publication rendue public le 16 février 2026, l’ancien Premier ministre Anicet-Georges Dologuélé affirme que les autorités de la République centrafricaine continuent de le considérer comme apatride, en dépit d’une décision du Conseil constitutionnel en date du 14 novembre 2025 relative à sa nationalité centrafricaine. Selon lui, cette décision constitutionnelle aurait établi qu’il n’a « jamais perdu » sa nationalité. Cependant, il indique qu’aucun passeport ne lui a été délivré à ce jour.
Dans une publication sur sa page officielle, Anicet-Georges Dologuélé précise avoir adressé un courrier au Ministère de l’Intérieur le 2 décembre 2025, resté sans réponse, avant la saisine du Président de l’Assemblée nationale le 3 février 2026, qui serait selon lui, demeure lettre morte.
Toujours dans ce communiqué, l’ancien Premier ministre indique par ailleurs qu’un dossier complet de nouvelle demande de passeport a été déposé auprès des services compétents, mais celui-ci aurait été refusé « sur instructions de la hiérarchie », empêchant l’enregistrement formel de la demande : « Malgré la décision du Conseil Constitutionnel du 14 novembre 2025 relative à ma nationalité centrafricaine jamais perdue, malgré ma correspondance du 2 décembre 2025 au Ministre de l’Intérieur (demeurée sans suite), malgré ma saisine du Président de l’Assemblée nationale du 3 février 2026, toujours aucun passeport à l’horizon ! », a-t-il souligné dans ce communiqué
Notons qu’en République centrafricaine, le climat politique reste particulièrement délétère, marqué par des affrontements constants entre l’opposition et le pouvoir en place. Les accusations de fraude électorale, de mauvaise gestion et de corruption échangées de part et d’autre exacerbent les tensions et compliquent le dialogue politique.
