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Preuve que rien ne se perd, tout se transforme. A Bambari, les peaux de bœufs, longtemps négligées, trouvent une seconde vie. Transformées par les artisans de la ville, ces créations témoignent de leur engagement et de leur détermination à faire de l’entrepreneuriat un véritable moteur du développement local. Selon ces artisans, l’artisanat n’est pas seulement un moyen de subsistance, mais c’est une opportunité de créer, d’apprendre et de contribuer activement à la vie économique de leur ville.

Moteur culturel et économique dans la ville de Bambari, les objets comme peau des bœufs autrefois ignorés, refont surface et fabriqués en objets utilitaires et décoratifs, allant des sacs et ceintures aux accessoires de maison et œuvres d’art. Cet héritage qui continue de se transmettre de génération en génération est aussi un moyen générateur de revenus qui facilite la vie à cette population dans cette localité.

Claude Komodji, conseiller au centre artisanal de Bambari, met en avant les bienfaits de cette activité qu’il exerce depuis plusieurs décennies : « Cela fait plusieurs années que j’ai commencé cette activité, en 1988. Dans ce centre, nous confectionnons beaucoup de choses, notamment des chaussures. Ce travail nous aide énormément à prendre en charge nos familles et à contribuer au développement économique de notre ville. Toutefois, nous faisons face à certaines difficultés, notamment le manque de matériels modernes comme ceux que l’on trouve en Afrique de l’Ouest. », confie-t-il.

Malgré leur détermination et leur savoir-faire, les artisans de Bambari se confrontent à de nombreuses difficultés. Une situation qui exerce une forte pression sur leur productivité.  Édouard Kaimba, deuxième conseiller au centre artisanal de Bambari, revient sur les difficultés rencontrées : « J’ai commencé à travailler en 1992 et, jusqu’à aujourd’hui, la principale difficulté que nous rencontrons est que nous travaillons encore essentiellement à la main, comme au temps des ancêtres. C’est grâce à la MINUSCA que nous avons obtenu un local, mais nous ne disposons d’aucune machine pour accélérer la confection de nos produits, malgré les demandes adressées au gouvernement. Nous voulons vraiment améliorer notre travail et nous avons besoin de matériels plus sophistiqués », a-t-il déclaré.

Notons que dans la ville de Bambari, l’artisanat dépasse le simple cadre d’une activité génératrice de revenus. Il incarne l’espoir d’une population déterminée à transformer les défis en opportunités. À travers la valorisation des peaux de bœufs et la transmission du savoir-faire, ces artisans prouvent qu’avec de la volonté, de la créativité et un accompagnement adéquat, les ressources locales peuvent devenir les fondations solides d’un développement durable et inclusif.

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