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Le centre de santé d’Amou, situé à 25 km de Sibut sur l’axe Sibut-Grimari, traverse une crise sanitaire majeure. Cette structure, qui ne dispose que d’une seule salle d’observation et d’une salle de maternité, peine à répondre aux besoins d’une population d’environ 6 343 habitants. En proie à un manque criant de lits et de matériel médical, elle se trouve dans l’incapacité d’assurer des soins de qualité. Face à cette situation alarmante, les habitants lancent un appel urgent afin qu’une solution soit trouvée pour garantir l’accès à des soins dignes dans la région.

Entre le manque de soins de qualité et les conditions précaires de travail, ce centre de santé est confronté à des difficultés grandissantes dans la localité. Cette situation, marquée par l’insuffisance des salles d’accueil et du matériel, notamment des lits, l’arrivée tardive des médicaments et le nombre très limité de salles, suscite de vives inquiétudes parmi les habitants. Prisca Yassala, une habitante de la localité, déplore cette situation : « Nous disposons d’un centre de santé, celui d’Amou. Mais dans ce centre, nous rencontrons beaucoup de problèmes. Le personnel est en nombre limité. Lorsque nos enfants sont malades, nous les amenons ici, mais comme la structure ne dispose pas de matériel suffisant ni de salles pour garder les patients, on nous renvoie souvent à Sibut pour recevoir des soins adéquats », a-t-elle déclaré.

Face à cette situation alarmante, certains habitants n’ont d’autre choix que de recourir à l’automédication. Bien que cette solution soit rapide, elle représente un véritable danger pour la santé publique. C’est ce qu’affirme Huge, un autre habitant de la localité : « Au centre de santé d’Amou, on dirait que nous ne faisons même pas partie de la République Centrafricaine. Il n’y a pas assez de bâtiments, pas de lits pour les malades, ni de médicaments. C’est pourquoi beaucoup d’habitants se tournent vers les remèdes traditionnels, même si nous savons que cela peut avoir des conséquences graves sur notre santé. Mais faute d’autre choix, on est obligé de le faire », témoigne-t-il.

De son côté, Bienvenu Simplice Yoyo, major du centre de santé d’Amou, lance un appel désespéré au gouvernement et aux partenaires pour qu’ils prennent des mesures concrètes : « Nous disposons d’une seule salle d’observation et d’une salle de maternité pour une population d’environ 6 343 habitants. C’est insuffisant. La capacité d’accueil du centre est très limitée, avec seulement deux lits. De plus, nous recevons parfois des patients venant des villages environnants. C’est pourquoi je demande au gouvernement et à nos partenaires de construire des bâtiments bien équipés afin que nous puissions mieux travailler et offrir des soins de qualité à la population », déclare-t-il.

Devant cette situation difficile, les habitants d’Amou espèrent que des mesures seront rapidement prises pour améliorer les conditions de soins. Cependant dans l’attente d’une réponse concrète, la population continue de faire face à un quotidien marqué par la précarité, tout en espérant qu’un avenir meilleur, avec des soins de santé dignes, soit possible.

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