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L’Association des personnes handicapées de Kaga-Bandoro, dans la préfecture de Nana-Gribizi, tirent la sonnette d’alarme face à la dégradation continue de leurs conditions de vie. Dépourvus d’équipements adaptés et de moyens pour fonctionner efficacement, les membres de cette association vivent un quotidien précaire, oscillant entre survie et désespoir. Face à cette situation alarmante, les membres lancent un vibrant appel aux autorités, partenaires et aux personnes de bonne volonté de leur venir en aide.

Dans l’enceinte de cette association, les faits sont visibles. Pas de chaises pour s’asseoir, ni de tables. La condition dans laquelle se trouve cette association laisse voir clairement combien cette dernière peine à fonctionner normalement. Malgré cette situation, les membres font preuve de courage et de détermination pour maintenir leurs activités. Gustave YAMALE, l’un des membres, déplore cette situation : « C’est vraiment triste de travailler dans de telles conditions, pas de chaises pour s’asseoir, ni de tables pour nous permettre de bien tenir nos réunions, nous ne savons finalement quoi faire. Depuis qu’on nous a donné ce local, personne ne nous a apporté de l’aide. Juste parce que nous avons la volonté de nous réunir afin de discuter et partager des idées et des expériences que nous continuons de venir ici. », a-t-il déclaré.

Au-delà des difficultés matérielles, les personnes vivant avec un handicap dénoncent également des actes de discrimination tels que : des injures, des refus, le non-respect de leurs droits et bien d’autres qui prennent de l’ampleur dans cette ville : « Dans la ville de Kaga-Bandoro, nous les personnes vivant avec un handicap, nous ne sommes pas respectées. On nous insulte à tout moment, nos droits ne sont même pas respectés, comme si nous ne sommes pas des êtres humains. », a souligné un membre sous couvert d’anonymat.

Pour certains, l’accès aux services de base et à l’emploi reste également un défi majeur, même pour ceux qui disposent de compétences. Les membres regrettent leur faible représentation dans les postes de responsabilité. Face à cette situation, ils lancent un appel pressant aux autorités locales, au gouvernement de leur venir au secours : « Il est rare de voir une personne vivant avec un handicap occuper un poste de responsabilité ici à Kaga-Bandoro. Nous sommes souvent marginalisés. Certes, tous n’ont pas un niveau d’instruction élevé, mais nous demandons un appui en matériel et en accompagnement pour nous permettre de travailler dans de meilleures conditions », lance Mbetigaza Dalila Ulrich, présidente de l’association.

Notons qu’au-delà des revendications matérielles, c’est avant tout une demande de reconnaissance et de dignité qui s’exprime à Kaga-Bandoro. Les personnes vivant avec un handicap rappellent qu’elles sont des citoyens à part entière, avec les mêmes droits et les mêmes aspirations que les autres.

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