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En République centrafricaine, la fermeture de Centrapalm continue de raviver la production artisanale d’huile de palme au village Bossongo centre. Perçue comme une réponse au chômage élevé dans le pays, cette activité redonne espoir à de nombreux jeunes, leur permettant de subvenir aux besoins de leurs familles. Cependant, malgré son importance dans l’économie locale, les producteurs sont confrontés à de sérieuses difficultés. Devant cette situation, les producteurs lancent un appel urgent aux autorités et aux partenaires pour leur venir en aide.

Sous un soleil de plomb, pieds nus sur une terre brûlante, les jeunes de Bossongo  Croisement s’activent sans relâche à la production artisanale de l’huile de palme. Pendant que certains tournent un mécanisme en bois pour broyer les noix de palme, d’autres se penchent avec soin sur l’extraction de l’huile de palme. Éric Teketa, un ouvrier, décrit le processus de la production : « Après avoir rassemblé les noix de palme, nous les plaçons quelques minutes sur le feu avant de les mettre dans la machine pour les tourner et extraire l’huile. Ce travail manuel est extrêmement dangereux, car nous œuvrons sous un soleil de plomb et nous pouvons passer toute une journée à proximité des flammes », a-t-il expliqué.

Pour Syntiche Kofekona, venue s’approvisionner, c’est grâce au travail acharné des ouvriers sur ce site de production artisanale qu’elle continue à fournir à ses clients de l’huile de palme de qualité : « Sans le dévouement des artisans ici, je ne pourrais pas approvisionner mes clients ni garantir une huile de palme fiable. Leur savoir-faire est le véritable moteur de mon activité après la fermeture de la société Centrapalm », a-t-elle confié.

Plus qu’un simple commerce pour ces familles, cette activité représente une source stable de revenus essentiels. Grâce à la vente ou à l’achat régulier de l’huile, ce commerce permet d’assumer les charges familiales, comme l’a souligné Parfait Bonaventure Yangago : « Ce travail m’a permis, depuis sept ans, de prendre soin de ma famille. Parfois, dans la journée, nous pouvons produire trois à quatre fûts d’huile de palme, selon la quantité de noix que nous recevons de nos clients », a-t-il déclaré.

Notons que l’huile de palme est l’une des denrées les plus consommées en Centrafrique, mais que ce secteur reste encore largement artisanal. La population locale réclame la réouverture de l’usine de production, qui permettrait non seulement d’augmenter la production, mais aussi de réduire le chômage et d’améliorer les conditions de vie de la communauté.

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