À Bayanga, dans la préfecture de la Sangha-Mbaéré, l’inquiétude gagne du terrain chaque jour. Entre disparitions tragiques, témoignages troublants et silence des autorités, les habitants vivent un quotidien terrifiant, sous l’emprise d’un phénomène persistant. Face à cette situation préoccupante, la population appelle à une intervention urgente afin de garantir leur sécurité.
Située à proximité des frontières avec la République démocratique du Congo et le Cameroun, la ville de Bayanga est confrontée à une situation de plus en plus inquiétante. Disparitions tragiques, soupçons de traite des êtres humains et, plus récemment, la découverte d’ossements humains plonge les habitants dans un climat de peur et d’incertitude. Bernice, une habitante, témoigne : « Nous vivons dans la peur, car beaucoup de personnes disparaissent la nuit ici à Bayanga. Tout récemment, certains suspects ont été arrêtés et transférés au tribunal de Nola. C’est une réalité ici à Bayanga », a-t-elle partagé.
Pour certains habitants, ces actes se dérouleraient le plus souvent dans des lieux publics, notamment dans certains bars ou lors de veillées mortuaires. Les victimes seraient parfois droguées, perdant toute conscience avant d’être emmenées vers des destinations inconnues. Sous couvert d’anonymat, un habitant qui a perdu son oncle raconte : « Mon oncle était à une veillée mortuaire, accompagné de son ami. Le lendemain, on n’a retrouvé que sa veste. Jusqu’à présent, nous ignorons où il se trouve », a-t-il confié.
Bien des personnes ont été arrêtées, mais le silence des autorités règne toujours autour de ce phénomène. En dépit des tentatives menées par la rédaction du journal Kolokoto, les autorités locales ne souhaitent pas se prononcer sur cette affaire. Face à cette situation, les habitants demandent qu’une enquête soit ouverte afin de faire la lumière sur cette affaire et de garantir leur sécurité.
