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Ce mercredi 7 janvier 2026, le Parquet spécial près la Cour pénale spéciale (CPS) a organisé une conférence de presse dans ses locaux à Bangui. Cette rencontre avec les journalistes visait à les informer sur la situation sécuritaire à Zemio, dans le Haut-Mbomou, une nouvelle collaboration entre la CPS et la Commission vérité, justice, réparation et réconciliation (CVJRR), ainsi que sur les perspectives judiciaires de la Cour pour l’année 2026.

À l’issue de cette rencontre fructueuse, la Cour pénale spéciale de Bangui a fait le point sur la situation sécuritaire à Zemio afin de faire état des allégations de graves violations du droit international pénal, des droits de l’homme et du droit international humanitaire dans cette localité et ses environs.

Dans son allocution, le substitut du procureur, Alain Tolmo, a annoncé que, selon les informations recueillies par la Cour pénale spéciale, des éléments de la milice dite Azandé Ani Kpi Gbè auraient mené des attaques ciblées contre des autorités locales, des agents de l’État, ainsi que des militaires et gendarmes déployés dans la zone. Ces violences ont semé la peur au sein de la population civile, entraînant le déplacement de nombreux habitants vers l’église catholique de Zémio.

Cette rencontre avec les professionnels des médias a également permis au Parquet spécial de mettre en lumière des faits graves, notamment la prise en otage de la sous-préfète de Zémio et d’autres agents de l’État, ainsi que l’exécution d’un agent de recensement dans des circonstances particulièrement graves. De ce qui précède, il a été rappelé que des enquêtes sont actuellement en cours afin d’identifier les responsables et d’établir les responsabilités, dans le respect de la loi et des droits de toutes les parties.

Pour renforcer la lutte contre l’impunité en République centrafricaine, le Parquet spécial s’est félicité de la signature d’un accord de collaboration entre la CPS et la CVJRR. Cet accord représente une avancée majeure pour la justice transitionnelle dans le pays.

Cette réunion a également permis au Parquet spécial d’aborder les perspectives pour l’année 2026, témoignant de son engagement dans son cinquième procès. Si les conditions budgétaires le permettent, au moins deux nouveaux procès pourraient être organisés en 2026, tandis que les autres dossiers demeurent en phase d’enquête.

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