Spread the love

En République centrafricaine, la sécurité des enfants fréquentant des établissements situés aux abords de la route demeure critique. Entre manque de protection et risque d’accidents, le quotidien de ces enfants est marqué par une insécurité persistante. Cette triste réalité pousse certains parents à accompagner leurs enfants pour les déposer dans ces écoles. Cependant force est de constater que la situation reste la même. Devant cette situation, les parents, riverains et élèves lancent un appel pressant au gouvernement de voler au secours des enfants afin de garantir non seulement leur sécurité, mais aussi leur droit à la vie.

En cette période de reprise des activités pédagogiques, la devanture de plusieurs établissements scolaires publics et privés construits aux abords des routes dans la capitale centrafricaine connaît, de jour en jour, la présence d’enfants attendant les voitures, les taxis, les bus et les motos pour traverser afin de se rendre à l’école ou chez eux. Cette insécurité, marquée par l’absence de marquage sur le passage piéton, plonge le quotidien de ces enfants, des riverains et des parents dans l’angoisse.Cette situation provoque des inquiétudes chez certains parents quant au danger auquel courent leurs enfants. Bavon Alladoum, parent d’élève, témoigne : « Nous savons que les dangers auxquels sont exposés nos enfants lors de la traversée de la route sont vraiment grands. Surtout avec les motos qui roulent vite, les conducteurs ne respectent pas le droit de ces enfants ; au lieu de ralentir, ils préfèrent passer. » a-t-il confié.

Entre peur et éducation des enfants, certains parents ont décidé d’accompagner leurs enfants à l’école afin d’assurer leur protection. Mais en dépit de cette initiative, ils restent toujours inquiets. Roger, un autre parent d’élève : « Je ne peux pas laisser mon enfant à la maison inutilement, c’est pourquoi j’ai inscrit mon enfant à l’école Saint François. Mais comme il réside loin, et de peur qu’il lui arrive quelque chose, je suis obligé de l’accompagner et de venir le prendre à la fin du cours. » a-t-il expliqué.

Très préoccupé par cette situation déplorable, Aguingo Pindao, secrétaire général du groupement des menuisiers Centrafrique Meuble, installé à côté du meuble ICASSES, affirme avoir été témoin de plus de dix cas d’accidents impliquant des enfants ou des élèves devant le lycée Miskine : « Depuis le début de cette année académique, j’ai été témoin de plus de dix cas d’accidents, dont les victimes sont des élèves de l’école primaire. Dans ces cas d’accidents, certaines victimes ont eu des fractures, d’autres ont vu leurs dents déplacées. C’est ce qui m’a motivé à faire un panneau sur lequel il est mentionné « STOP » afin de les aider à traverser toutes les 12 heures. » a-t-il livré.

Il poursuit en lançant également un appel au gouvernement pour veiller à la sécurité des enfants fréquentant les établissements implantés aux bords des avenues : « Je demande au gouvernement de veiller sur la sécurité de ces enfants, car ils courent un grand danger au quotidien. Sans le marquage sur le passage piéton, la situation s’empire de jour en jour. Pour les protéger, le gouvernement peut envoyer des policiers ou des gendarmes aux axes où ces enfants sont souvent exposés. » a-t-il martelé.

Notons que face à ce défi d’insécurité des enfants fréquentant les établissements publics et privés, parents, riverains et élèves lancent un appel aux autorités afin que des mesures concrètes soient prises. Sécuriser la traversée des enfants, c’est protéger leur droit fondamental à l’éducation et, surtout, leur droit à la vie.

About The Author

Souscrivez à notre Newsletter