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Alors que la République centrafricaine entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de sa démocratie, la mobilisation des électeurs reste étonnamment faible à l’école missionnaire de Gobongo, située dans le 8ᵉ arrondissement de Bangui. Cette triste réalité, marquée par l’absence des habitants dans les bureaux de vote, suscite de vives inquiétudes quant au déroulement du second tour du scrutin législatif et régional.

Dans la cour de l’école missionnaire de Gobongo, le constat est alarmant. Les agents électeurs sont présents depuis les premières heures, mais les habitants se font rares. Cette situation soulève de nombreuses interrogations quant au déroulement de ce scrutin. Rencontré devant la salle de vote, Christ Mongaï, président du centre numéro 5, déplore : « Depuis 6 heures que nous sommes là, nous n’avons enregistré que quatre personnes. Vous le voyez vous-mêmes, les gens ne viennent pas. », a-t-il déclaré.

Même son de cloche chez Béranger Maleyolo, président du centre numéro 2 : « Nous ne savons pas ce qui se passe, les gens ne viennent pas. Depuis notre arrivée, seulement six personnes se sont présentées. C’est vraiment déplorable. », a-t-il partagé.

Pendant que certains Centrafricains tardent à se déplacer, d’autres se montrent déterminés à remplir leur devoir civique. Hervé Gaël Mowane, après avoir voté, partage son enthousiasme : «En tant que citoyen centrafricain, je suis heureux de venir exercer mon devoir civique. C’est à travers le vote que notre pays a retrouvé la paix en 2016. J’invite donc tous les Centrafricains à venir voter. », a-t-il lancé.

Dans ce centre de l’école missionnaire de Gobongo, l’ambiance reste timide, ce que les agents électoraux regrettent vivement. Ils appellent la population à venir massivement s’exprimer dans les urnes. Rappelons que le premier tour de ce scrutin avait eu lieu le 28 décembre 2025.

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