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En République centrafricaine, le manioc, aliment de base pour la population, devient de plus en plus rare dans la sous-préfecture de Ouadda, située à 204 km de Bria. Cette pénurie a provoqué une hausse significative des prix, rendant l’accès à cette denrée essentielle difficile pour de nombreux habitants. Face à cette situation, les résidents lancent un appel à l’aide.

Dans la sous-préfecture de Ouadda, le manioc, autrefois abondant sur les marchés, se fait rare depuis plusieurs semaines. Ce manque a entraîné une augmentation significative des prix, impactant négativement le budget des ménages déjà fragilisé. Souvent vendu à 2 000 francs CFA, le prix d’une demi-cuvette de manioc est désormais compris entre 4 500 et 5 000 francs CFA. Assania Isan, mère de cinq enfants, explique : « La pénurie de manioc dans la sous-préfecture de Ouadda est le résultat des événements malheureux dans cette localité. Après l’arrêt des combats, la nourriture se fait rare, et les enfants ne mangent pas à leur faim. De nombreux enfants sont victimes de malnutrition. Lorsqu’on n’a pas d’argent, il est impossible de se nourrir correctement, car une demi-cuvette de manioc coûte entre 4 500 et 5 000 francs CFA. », confie-t-elle.

Les vendeurs et vendeuses de manioc sont également affectés par cette pénurie. Pour avoir un peu de bénéfice, ils sont contraints d’augmenter leurs prix. Louise Frama, vendeuse détaillante, témoigne : « Je continue à vendre du manioc, mais un sac de 4 cuvettes et demi coûte 18 000 francs CFA. Nous le revendons par des petites assiettes appelées « Kôra » à 250 ou 500 francs CFA pour avoir un petit bénéfice. », livre-t-elle.

De son côté, Clément Mandata, commerçant grossiste, pointe du doigt la dégradation avancée des routes, qui empêche le transport du manioc par motocyclettes, bicyclettes ou véhicules : « Il n’y a pas assez de nourriture, c’est pourquoi les habitants de Ouadda-Djelé ont approvisionné notre marché en manioc. Mais avec l’état déplorable des routes, c’est très difficile. Je demande donc au gouvernement et à ses partenaires de nous envoyer des kits agricoles et des semences, pour nous permettre de cultiver, puisque la sécurité est assurée dans notre sous-préfecture. », a-t-il déclaré.

Notons que le manioc est la denrée la plus consommée par les habitants de Ouadda. Face à cette pénurie, les résidents appellent le gouvernement et les autorités locales à leur fournir des kits agricoles et des semences pour remédier à cette situation.

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