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À Kaga-Bandoro, dans le nord de la République centrafricaine, les violences basées sur le genre (VBG) prennent une ampleur préoccupante. Les femmes et les jeunes filles, particulièrement exposées aux violences sexuelles, physiques et psychologiques, sont au cœur des préoccupations des organisations de défense des droits des femmes. Face à cette situation, l’Organisation des Femmes Centrafricaines (OFCA) intensifie ses actions de sensibilisation et appelle les familles à briser le silence.

Dans la ville, les cas de violences basées sur le genre, précisément des violences sexuelles commises sur des filles mineures, parfois âgées de 10 à 16 ans demeurent très fréquents. Ces situations suscitent l’inquiétude des acteurs engagés dans la protection des femmes et des enfants, qui alertent sur la nécessité de renforcer la prévention, la protection des victimes et le signalement des cas. Mado, la mère d’une victime, fait le témoignage : « Lorsqu’une fille est victime de violence, elle ne doit pas rester seule. Les parents doivent l’écouter, la protéger et chercher de l’aide auprès des services compétents. Le silence ne résout pas le problème », a-t-elle partagé.

Selon l’Organisation des Femmes Centrafricaines (OFCA), plusieurs femmes et filles ont été victimes de ce phénomène considéré comme normal dans la localité. Pour cette organisation, la peur, la honte, la méconnaissance des procédures judiciaires, les difficultés économiques et la crainte du regard de la communauté empêchent certaines victimes ou leurs familles de dénoncer les faits. Angélique Ngueremalet, présidente de l’OFCA à Kaga-Bandoro, dénonce cette situation : « Nous ne pouvons plus garder le silence face aux violences basées sur le genre qui touchent nos filles et nos femmes à Kaga-Bandoro. Lorsqu’une petite fille est victime de viol, ce n’est pas une affaire à régler avec un poulet, une bouteille de vin ou quelques aliments. C’est une infraction qui doit être signalée aux autorités compétentes. Nous appelons les parents à protéger leurs enfants, à dénoncer les auteurs présumés et à accompagner les victimes afin qu’elles puissent obtenir justice et bénéficier d’une prise en charge appropriée »,a-telle livré .

Pour l’OFCA, la lutte contre la montée des VBG ne passe pas seulement par une meilleure information des communautés, mais aussi par le renforcement de la collaboration entre les familles et les différents services chargés de la protection des victimes. Face à une situation jugée de plus en plus préoccupante, le message de l’OFCA est sans équivoque : briser le silence, protéger les victimes et privilégier le recours aux mécanismes légaux de protection et de justice.

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