Situé derrière l’aéroport international Bangui M’Poko, le secteur de Sambia est confronté, ces derniers temps, à une situation qui suscite peur et inquiétude au sein de la population. Des usagers et habitants dénoncent des faits présumés de racket qui seraient attribués à certains agents du Bataillon d’intervention rapide (BIR) déployés dans la zone. Devant cette situation, ils lancent un appel à l’aide.
Selon plusieurs témoignages recueillis auprès de personnes fréquentant régulièrement cette route, les commerçants, usagers et autres qui empruntent cet axe avec des marchandises ou des produits agricoles seraient régulièrement confrontés à des demandes d’argent avant de pouvoir poursuivre leur chemin. Une situation que les personnes concernées disent déplorer et qui, selon elles, perturbe leurs activités quotidiennes. Sous couvert de l’anonymat, un usager raconte son calvaire : « Nous sommes des commerçants, mais lorsque nous sommes arrivés à ce poste du BIR, ils nous ont demandé de l’argent. Dernièrement, ils m’ont arrêté avec mes sacs de charbon et m’ont imposé de leur donner de l’argent. J’étais obligé de payer avant de pouvoir partir. Ce n’est pas bien. », a-t-il confié.
Ce phénomène présumé n’épargne pas non plus les habitants qui circulent quotidiennement dans le secteur. Plusieurs témoignages font état de contrôles qui seraient accompagnés de demandes d’argent, y compris pendant la soirée. Certains habitants affirment ainsi qu’il serait désormais nécessaire d’avoir quelques billets ou pièces sur soi pour éviter des difficultés lors des contrôles. « Au début, les agents du BIR basés à Sambia faisaient bien leur travail. Mais depuis quelque temps, le racket semble être devenu leur principale préoccupation, de jour comme de nuit. Lorsque nous circulons, les agents nous arrêtent et nous demandent nos papiers. Même lorsque nous les avons en règle, ils nous demandent quand même de l’argent », dénonce un habitant.
Pour les habitants et les usagers, ces pratiques présumées sont d’autant plus préoccupantes qu’elles impliqueraient des agents chargés d’assurer la sécurité de la population. Cette situation alimente un climat de peur au sein de la communauté, notamment chez les commerçants et les personnes qui doivent emprunter régulièrement cet axe.
Face à ces inquiétudes, plusieurs habitants appellent les autorités compétentes à prendre ces accusations au sérieux et à procéder à des vérifications afin d’établir la réalité des faits dénoncés. Exaspérés par la situation, les usagers et habitants de Sambia lancent un appel à l’aide. Pour eux, la sécurité, le respect des citoyens et la dignité humaine doivent être garantis afin de permettre aux habitants de vaquer librement à leurs activités et de contribuer pleinement au développement de leur localité.
