À Boali, dans la préfecture de l’Ombella-M’Poko, la rareté de la viande de bœuf sur les marchés suscite de plus en plus d’inquiétude au sein de la population. Depuis quelque temps, les habitants constatent une diminution importante de la viande disponible dans les points de vente. Exacerbés, les habitants lancent un appel à l’aide.
Sur les marchés de la ville, les étals où la viande de bœuf était habituellement proposée sont moins approvisionnés. Les habitants qui se rendent à la recherche de cette viande doivent parfois repartir sans en trouver. Pour les ménages, cette situation perturbe les habitudes alimentaires et soulève des interrogations sur les raisons de cette pénurie. Bernice, une vendeuse d’un restaurant, se plaint : « Nous venons au marché pour acheter de la viande, mais il devient difficile d’en trouver. Nous ne savons pas ce qui explique cette situation. Si cela continue, nous risquons d’avoir encore plus de difficultés », confie-t-elle.
Du côté des bouchers, cette pénurie affecte directement leur activité commerciale. Selon eux, cette rareté est liée aux problèmes d’insécurité et au manque de cohésion sociale entre la communauté peule et la communauté chrétienne. Salemon Nah, l’un des bouchers, témoigne : « Si nous vendons les mêmes quantités qu’avant, nous n’allons pas nous en sortir. Le prix des bœufs est extrêmement élevé, car les éleveurs qui nous approvisionnaient sont partis à cause de l’insécurité qui règne dans la ville. C’est pourquoi, pour trouver des bœufs, nous devons aller jusqu’à quelques kilomètres de Yaloké. », a-t-il partagé.
Cette rareté ne concerne toutefois pas tous les produits alimentaires. Le poisson frais est particulièrement présent sur les marchés de Boali. Face à la difficulté de se procurer de la viande de bœuf, certains consommateurs se tournent vers cette ressource disponible en quantité plus importante. Catherine Bouzama, une habitante : « Il n’y a plus de viande sur les marchés, et même s’il y en a, la quantité servie est très réduite à cause de sa rareté. C’est pourquoi j’achète uniquement les poissons frais pour nourrir ma famille », a-t-elle balancé.
Il est important de mentionner que la population de Boali appelle ainsi les autorités compétentes et les acteurs de la filière à se pencher sur cette situation afin de trouver des solutions pour rétablir un approvisionnement régulier des marchés.
