Les anciens fauves ont manifesté ce matin devant le stade 20 000 places de Bangui pour réclamer la démission du président et du staff dirigeant de la Fédération centrafricaine de football. Cette mobilisation intervient alors que les Fauves de Bas-Oubangui n’ont pas réussi à s’imposer lors de leurs deux derniers matchs de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Une situation qui ravive les critiques contre la gestion du football centrafricain et pousse les amoureux du ballon rond à demander un changement à la tête de la fédération.
Devant le stade de 20 000 places de Bangui, le mécontentement se lisait sur les visages des manifestants. Sifflets à la bouche et drapeaux centrafricains en main et attachés sur les coups, ces derniers martèlent qu’un seul message : « Nous voulons le départ du président de la Fédération centrafricaine de football et de son staff. ». Une revendication que justifie M. Brice Gamo, ancien sociétaire du club SCAF (Staff centrafricain de football) : « Nous sommes réunis aujourd’hui pour une seule raison : demander la démission et le départ du président de la Fédération centrafricaine de football et de son staff. Car aujourd’hui, nous constatons que notre équipe n’est pas à la hauteur et que notre championnat est également en baisse. En ce moment où je vous parle, notre championnat ne figure pas parmi les championnats africains. Par exemple, les préliminaires de la Ligue des champions africaine ont déjà démarré, mais nous continuons de jouer la 18e journée du championnat en République centrafricaine, ce qui n’est pas normal », a-t-il déclaré.
Pour Freddy, un autre manifestant, les deux dernières défaites des Fauves sont également révélatrices des difficultés que traverse le football centrafricain. Il dénonce notamment ce qu’il considère comme une mauvaise préparation de la sélection nationale : « À mon humble avis, les deux dernières défaites des Fauves ces derniers jours découlent directement de la mauvaise gestion de la Fédération centrafricaine de football. Elle n’a pas fourni suffisamment d’efforts pour permettre à notre équipe d’avancer comme les autres. La preuve, c’est qu’à chaque match, on nous bat, même souvent à domicile », a-t-il déploré.
Il est important de souligner que, pour les manifestants, ces résultats ne constituent que la partie visible d’un malaise plus profond au sein du football centrafricain. Ils demandent ainsi des changements à la tête de la fédération et appellent les responsables du football national à prendre des mesures pour améliorer la gestion de la sélection et relancer le championnat national.
