Le ministère de l’Action humanitaire, de la Solidarité et de la Réconciliation nationale, en collaboration avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), a organisé le 6 février un atelier sur le renforcement de la coopération régionale dans l’hémicycle de la salle Lory à Bangui. La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence des autorités nationales et de représentants d’organisations internationales. Cet atelier avait pour objectif de renforcer les capacités des pays signataires de la Déclaration de Yaoundé.
Dans un contexte où la situation des déplacés centrafricains vivant à l’étranger se dégrade, suscitant de vives inquiétudes, l’aide en leur faveur reste une nécessité. Cet atelier visait à clarifier les engagements de la Déclaration de Yaoundé, qui cherche à consolider les mécanismes mis en place par les pays signataires pour faciliter le retour volontaire des réfugiés centrafricains. Dans son allocution, le représentant du HCR en République centrafricaine, William Chemaly, a souligné l’importance de ce programme face au nombre important de réfugiés encore présents dans les pays voisins : « Actuellement, environ 650 000 Centrafricains vivent dans les pays limitrophes, et près de 180 000 ont exprimé leur volonté de retourner dans leur pays. À partir du 1er avril, des convois partiront de différents pays vers Bangui, et cela se poursuivra jusqu’à la fin de l’année », a-t-il précisé.
Prenant la parole, le ministre de l’Économie, Richard Filakota, a rappelé que ce projet permettra de renforcer les actions en faveur des populations concernées et d’accroître la mobilisation des ressources pour leur réinstallation : « Il faut viabiliser le retour des populations à travers des projets économiques, sociaux et culturels. C’est la raison pour laquelle nous sommes réunis aujourd’hui avec nos partenaires pour lancer cet atelier », a-t-il déclaré.
Également présent, le représentant de la Banque africaine de développement (BAD), Mamadou Coulibaly, a indiqué que l’institution a mis à disposition du gouvernement un financement de 2,36 millions d’unités de compte, soit près de 3 millions de dollars américains, pour appuyer la réinstallation des déplacés et des réfugiés.
Il est important de souligner qu’en 2026, près de 60 000 réfugiés centrafricains devraient regagner leur pays selon les mécanismes établis. Au cours des quatre dernières années, environ 75 000 personnes sont déjà rentrées et ont bénéficié d’un accompagnement pour leur réinstallation.
