Le marché de Boy-Rabe fait face à un manque criant de toilettes publiques. Cette situation complique davantage les conditions de vie des commerçants et des usagers. L’absence de sanitaires fonctionnels ne pose pas seulement des problèmes d’hygiène et de santé publique, elle perturbe également les activités quotidiennes au sein du marché. Face à cette réalité préoccupante, les acteurs du marché lancent un appel urgent aux autorités et aux partenaires afin qu’une solution durable soit trouvée.
Le manque de toilettes publiques au marché de Boy-Rabe est devenu une préoccupation majeure pour les commerçants et les usagers. Selon les informations recueillies sur place, aucune installation sanitaire fonctionnelle n’est actuellement disponible au sein du marché. Cette situation oblige plusieurs personnes à chercher d’autres solutions pour satisfaire leurs besoins, créant ainsi des problèmes d’hygiène qui affectent l’environnement du marché.
Face à cette réalité, plusieurs commerçants dénoncent les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien. Bakary Dotengue, commerçant au marché, exprime son mécontentement : << Depuis un an, nos toilettes ne fonctionnent plus. Anicet Georges Dologuélé nous avait promis son aide, mais jusqu’à présent, rien n’a été réalisé. Cela crée beaucoup de désordre. Quand une personne veut se soulager, elle est obligée de demander à un voisin. Nous demandons au gouvernement de nous venir en aide. >>
L’absence de sanitaires pousse certaines personnes à se soulager dans des endroits inappropriés, parfois à proximité des lieux de vente, exposant ainsi les commerçants à des conditions difficiles. Nguela Georgia, commerçante, témoigne : << Avant, j’utilisais les toilettes du marché, mais aujourd’hui nous sommes obligés d’aller dans les quartiers voisins. C’est très difficile pour nous. Certaines personnes viennent se soulager près des endroits où nous vendons et nous ne supportons plus cette odeur. Même à la maison, cela nous coupe parfois l’appétit. Quand nous essayons de dénoncer cela, certaines personnes nous insultent. Nous demandons aussi l’aide du gouvernement. >>
À cette situation s’ajoute également la mauvaise gestion des déchets, qui contribue à détériorer davantage les conditions sanitaires au sein du marché. Mocotema Louise, vice-présidente du marché, explique : << Nous avons une toilette au marché, mais elle ne fonctionne plus depuis longtemps. Avant, les excréments étaient déversés dans l’eau de Ngou Nguele, mais les riverains s’y sont opposés. Concernant les ordures, il arrive parfois que la mairie prenne une à deux semaines avant de venir les ramasser. Nous demandons à la mairie de nous aider. Si des ONG peuvent apporter leur soutien, cela nous soulagerait beaucoup. >>
Le manque de toilettes publiques au marché de Boy-Rabe n’est plus seulement une question d’inconfort. Il s’agit désormais d’une urgence sanitaire et économique. À bout face à cette situation, les commerçants et les usagers interpellent directement le gouvernement ainsi que la mairie de Bangui. Ils demandent la réhabilitation des sanitaires existants, une meilleure gestion des déchets et l’appui des partenaires pour trouver des solutions durables.
