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La Cour pénale spéciale (CPS) a ouvert, mardi 16 juin 2026 à Bangui, le procès dans l’affaire dite « Bossémbélé » impliquant l’ancien président de la République centrafricaine, François Bozizé Yangouvonda, jugé par contumace, ainsi qu’Eugène Barret Ngaïkosset, Vianney Semndiro et Firmin Junior Danboy. Cette première journée d’audience a été consacrée à la lecture des actes de procédure et des faits reprochés aux accusés.

Devant les juges de la Cour pénale spéciale, le ministère public a procédé à la lecture des documents relatifs à cette affaire qui remonte à mars 2009. Selon l’accusation, plusieurs personnes avaient été arrêtées et détenues dans le centre pénitentiaire de Bossémbélé, situé à environ 150 kilomètres de Bangui. Elles auraient été victimes de graves violations de leurs droits alors qu’elles étaient sous la garde des autorités de l’époque.D’après les éléments présentés par le parquet, les faits examinés concernent notamment des actes susceptibles d’être qualifiés de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre. La Cour devra déterminer, au terme des débats, le rôle et le niveau de responsabilité de chacun des accusés dans les événements poursuivis.

Au cours de cette première audience, les magistrats se sont essentiellement concentrés sur les aspects procéduraux. La lecture de l’acte d’accusation et des autres pièces du dossier a permis de poser le cadre juridique du procès avant l’examen du fond de l’affaire.François Bozizé Yangouvonda, ancien président de la République, est poursuivi dans cette procédure mais est jugé par contumace. Ses coaccusés, Eugène Barret Ngaïkosset, Vianney Semndiro et Firmin Junior Danboy, sont également visés par les poursuites engagées devant la CPS.

L’ouverture de ce procès est suivie avec une attention particulière par les victimes, les organisations de défense des droits humains et une partie de l’opinion publique centrafricaine. Pour plusieurs observateurs, cette affaire constitue une étape importante dans la lutte contre l’impunité et la recherche de justice pour les victimes de graves violations des droits humains.Les audiences se poursuivront dans les prochains jours avec les interventions du parquet, de la défense et des représentants des victimes. Ces débats devraient permettre à la Cour de mieux cerner les circonstances des faits reprochés aux accusés et d’établir les responsabilités éventuelles de chacun.

Avec l’ouverture du procès Bossémbélé, la Cour pénale spéciale franchit une nouvelle étape dans sa mission de rendre justice pour les crimes les plus graves commis en République centrafricaine. Les prochaines audiences seront déterminantes pour la suite de cette affaire très attendue.

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