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Les habitants de la ville d’Obo, située dans la préfecture du Haut-Mbomou, font face à une hausse importante des prix des marchandises sur le marché. Cette situation, causée par l’état de délabrement avancé de la route et le coût élevé des taxes sur les produits, a un impact considérable sur le panier des ménages de cette localité. Face à cette préoccupation, les regards sont tournés vers le gouvernement et les autorités afin qu’une solution soit enfin trouvée.

Au marché d’Obo, l’ambiance est bien visible. Dans les allées du marché, les discussions se tiennent entre les clients et les commerçants assis à côté de leurs étals. Selon les consommateurs, les prix des produits comme le sucre, l’huile, le savon et d’autres produits de première nécessité ont fortement augmenté. Cette situation oblige de nombreuses familles à revoir leur budget familial. Retrouvée dans les allées, Chantal Aldona partage son calvaire : « Les prix de toutes les choses ont augmenté sur le marché. Auparavant, avec 1 500 F, on pouvait manger, mais aujourd’hui même avec 2 500 F, on ne peut pas manger midi et soir à cause de la hausse des prix. Je suis une mère de 5 enfants », a-t-elle confié.

Selon les commerçants, l’état de dégradation avancée de la route complique l’acheminement des marchandises. Les transporteurs doivent faire face à de nombreuses difficultés pendant le trajet, ce qui augmente les coûts de transport. Mahamat Yaya Kanite est l’un d’eux : « Nous dépensons beaucoup d’argent pour faire venir les marchandises jusqu’à Obo. Les frais de transport sont élevés. Voilà pourquoi, pour avoir un peu de bénéfice, on est obligés d’augmenter un peu les prix », explique-t-il.

À ces difficultés s’ajoutent les différentes taxes et redevances payées lors du transport des produits. Victoire Zigo, vendeur de cigarettes, déplore cette situation : « Je vends mes marchandises au Soudan, mais j’éprouve assez de difficultés en les acheminant à Obo. D’abord, dès notre départ, on doit payer des redevances aux Soudanais et, une fois arrivé sur notre territoire, on doit payer quinze mille à Bambouti et neuf mille à Obo ici. Je demande au gouvernement et aux autorités de nous venir en aide », a-t-il confié.

Notons que, face à cette réalité, les habitants espèrent des mesures urgentes pour améliorer les infrastructures routières, faciliter l’approvisionnement du marché et rendre les produits de consommation plus accessibles à tous.

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