Officiellement lancée ce 21 septembre sur toute l’entendue du territoire centrafricain, la rentrée scolaire 2026-2027 peine encore à devenir une réalité dans plusieurs établissements scolaires. Dans certaines écoles, le manque de tables-bancs, l’état dégradé des infrastructures, les toitures endommagées ou emportées par les intempéries, ainsi que l’inondation de certaines concessions scolaires rendent les conditions d’accueil particulièrement difficiles. Face à cette situation, enseignants et parents d’élèves lancent un appel à l’aide.
De l’école primaire Galabadja à l’école des Missionnaires, en passant par l’école Koudoukou, le constat est préoccupant. Dans certaines salles de classe, les tables-bancs font défaut, tandis que d’autres salles restent encore inutilisables. Une situation qui suscite des inquiétudes quant aux conditions dans lesquelles les élèves doivent entamer cette nouvelle année scolaire. Chancela, une parente d’élève, déplore cette situation : « On nous dit que c’est aujourd’hui la rentrée des classes. Mais dans plusieurs salles de classe, il n’y a pas suffisamment de tables-bancs pour que nos enfants puissent s’asseoir et suivre les cours. », a-t-elle confié.
Du côté des élèves, les raisons de cette reprise tardive des cours sont diverses. Certains évoquent le manque de fournitures scolaires, tandis que d’autres affirment qu’ils ne reprendront le chemin de l’école qu’au début du mois d’octobre. Rencontré dans la concession de l’école galabadja en train de jouer au ballon, Amed Koyabissi, élève en classe de CM1, explique qu’il attend encore ses fournitures scolaires avant de reprendre les cours : « Je sais que la rentrée scolaire est aujourd’hui, mais je n’ai pas de fournitures scolaires pour reprendre les cours. Mes parents m’ont dit qu’ils attendent d’être payés d’abord. C’est pourquoi je suis resté au quartier. », a-t-il prtagé.
Cette situation suscite l’inquiétude des parents d’élèves et des enseignants. Ces derniers appellent à une intervention rapide des autorités compétentes afin de permettre la remise en état des infrastructures et la mise à disposition des équipements nécessaires à la reprise effective des cours. Jean-Noël Gogoa, directeur de l’école Koudoukou section filles A, appelle les autorités et les partenaires de l’éducation à intervenir : « Vraiment, c’est déplorable, comme vous l’avez constaté. La cour de l’école est inondée et, dans certaines salles de classe, il n’y a pas suffisamment de tables-bancs. Je demande au gouvernement et à ses partenaires de voler à notre secours. Lorsqu’il pleut, les eaux stagnent dans la cour et les élèves ne peuvent plus circuler normalement. », lance-t-il.
Il est important de mentionner que malgré le lancement officiel de la rentrée scolaire, la reprise effective des cours reste encore difficile dans plusieurs établissements. Entre le manque de fournitures scolaires, l’insuffisance de tables-bancs et les problèmes liés aux infrastructures, la situation demeure préoccupante.
