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La salle de conférence du Conseil économique et social a vibré, ce mardi 6 octobre 2026, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture d’un atelier de renforcement des capacités des référents genre. Organisée par l’Ambassade de France, en collaboration avec le ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative, autour de la problématique de l’égalité de genre, cette session vise à renforcer les compétences des participants et à consolider leur rôle dans la prise en compte de la dimension genre au sein des politiques, programmes et actions publiques.

La cérémonie d’ouverture a réuni plusieurs participants issus des différents départements ministériels, mobilisés autour de l’importance d’une meilleure prise en compte des questions liées à l’égalité entre les femmes et les hommes dans l’action publique.

Au cours de ces trois journées, les participants auront l’occasion d’approfondir leurs connaissances et de renforcer leurs compétences sur les concepts, outils et mécanismes liés à l’approche genre.Pour Sébastien Botreau-Bonneterre, attaché de coopération à l’Ambassade de France, l’égalité entre les femmes et les hommes demeure un enjeu essentiel pour le développement d’une société plus juste : « Le but de l’organisation de cette formation était de donner du corps à l’égalité femmes-hommes au sein de l’administration. C’est un sujet qui touche toutes les administrations du monde. En France, nous avons développé ce qu’on appelle la diplomatie féministe autour de cette idée, car un pays qui renforce l’égalité femmes-hommes est un pays qui peut se développer plus facilement. Cette égalité entre les femmes et les hommes est un besoin essentiel pour construire une société plus juste. Cette activité ne vise pas seulement à renforcer les connaissances, mais aussi à donner la parole, à réfléchir ensemble et à identifier ce que nous pouvons faire pour améliorer les choses. Notre engagement doit surtout permettre de trouver des appuis durables afin de rendre cette égalité effective », a-t-il déclaré.

Pour sa part, Marcel Djimassé, ministre chargé de la Fonction publique et de la Réforme administrative, a souligné l’importance du rôle des référents genre au sein des différents départements ministériels. Selon lui, l’objectif de cet atelier est de leur permettre de jouer pleinement leur rôle et de contribuer efficacement à la prise en compte de la dimension genre dans leurs secteurs respectifs : « La problématique du genre en République centrafricaine ne se limite pas à compter le nombre d’hommes et de femmes présents dans les administrations. Le véritable défi est de veiller à l’égalité des chances, à la participation effective des femmes et à la prise en compte de leurs besoins dans tous les secteurs de la société. Ainsi, ces travaux de renforcement des capacités visent également à sensibiliser les participants à l’importance du respect de l’égalité dans les services publics, afin qu’ils puissent devenir de véritables promoteurs de l’égalité entre les femmes et les hommes au sein de leurs administrations respectives », a-t-il souligné.

À travers cet atelier, l’Ambassade de France et le ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative entendent ainsi renforcer les compétences des référents genre, favoriser le partage d’expériences et encourager une meilleure intégration de la dimension genre dans les politiques et programmes publics.

Pendant trois jours, les participants seront appelés à échanger, à approfondir leurs connaissances et à réfléchir aux mécanismes susceptibles de favoriser une meilleure prise en compte de l’égalité entre les femmes et les hommes dans l’administration publique centrafricaine.

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