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Le retrait des anciennes pièces de monnaie de la circulation commence à perturber les échanges commerciaux dans la capitale centrafricaine. Depuis le 1er novembre 2026, date d’entrée en vigueur de la mesure de démonétisation décidée par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), plusieurs commerçants refusent de recevoir certaines pièces appartenant aux anciennes gammes monétaires. Une situation qui place les consommateurs dans l’embarras, notamment ceux qui ignorent encore les modalités de leur échange.

Dans les marchés et les petits commerces de Bangui, les anciennes pièces de 5, 25, 50, 100 et 500 francs CFA sont progressivement écartées de certaines transactions. Des commerçants estiment qu’elles ne peuvent plus être utilisées pour effectuer des achats. Face à ces refus, certains clients éprouvent des difficultés à régler leurs achats, alors qu’ils détiennent encore ces pièces dans leurs portefeuilles ou leurs réserves.

Cette situation entraîne parfois des discussions entre vendeurs et acheteurs. Pour les consommateurs, il devient difficile de comprendre pourquoi des pièces qu’ils utilisaient encore récemment ne sont plus acceptées dans certains commerces. D’autres craignent tout simplement de perdre l’argent qu’ils ont conservé.

Pourtant, la BEAC a prévu des dispositions permettant aux détenteurs de ces anciennes pièces de récupérer leur valeur. Une période d’échange est ouverte du 1er novembre 2026 au 31 juillet 2027 auprès des banques commerciales, des établissements de microfinance et des guichets de la Banque centrale. Du 1er août au 31 octobre 2027, les opérations se poursuivront exclusivement auprès de la BEAC.

Lors de la conférence de presse du 28 octobre dernier, le directeur national de la BEAC en République centrafricaine, Ali Chaibou Landou, a apporté des précisions sur cette opération. Toutefois, la persistance des incompréhensions sur le terrain montre la nécessité de renforcer l’information et la sensibilisation des acteurs économiques.

Pour les détenteurs des anciennes pièces, l’enjeu est désormais de connaître les points d’échange et de respecter le calendrier établi par la Banque centrale. Car au-delà du retrait de ces pièces, c’est aussi la préservation de l’argent des populations qui est en question.

Source d’image: LANOCA

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