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À Bangui, le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a présenté ce jeudi 5 mars 2026 ses priorités pour l’année lors d’une conférence de presse organisée dans ses locaux. cette rencontre a permis de souligner l’importance de maintenir l’assistance d’urgence tout en renforçant les actions de résilience, afin d’aider les communautés à devenir progressivement autonomes.

Dans un contexte où plusieurs millions de Centrafricains continuent de souffrir d’insécurité alimentaire, l’assistance alimentaire demeure un des défis majeurs à relever pour l’amélioration de la situation humanitaire en République centrafricaine. Selon les données officielles communiquées par le PAM, environ 2,3 millions de personnes, soit près de 35 % de la population dépendent encore d’une aide humanitaire pour satisfaire leurs besoins essentiels, notamment l’accès à la nourriture. Une situation qui pousse l’organisation de réaffirmer son engagement aux côtés du gouvernement et de ses partenaires pour soutenir les populations les plus vulnérables.

À l’issue de cette conférence, le nouveau représentant pays du PAM en Centrafrique, Mark Gordon, a présenté la vision stratégique de l’organisation pour les prochaines années. Pour lui, il est essentiel de dépasser l’assistance immédiate : « Notre objectif est de continuer à sauver des vies tout en aidant les communautés à devenir plus résilientes. Nous voulons accompagner les populations pour qu’elles puissent produire davantage et ne plus dépendre uniquement de l’aide humanitaire. Le PAM reste pleinement engagé autour d’un double impératif : sauver des vies aujourd’hui et réduire les besoins humanitaires de demain », a-t-il expliqué.

Au-delà de l’aide alimentaire, l’organisation met aussi l’accent sur le relèvement durable des communautés, à travers l’appui à l’agriculture, la formation des producteurs et la création d’opportunités économiques dans les zones rurales. Kodjo, responsable du programme au PAM, souligne l’importance de soutenir les producteurs locaux afin de renforcer la sécurité alimentaire sur le long terme : « Nous travaillons avec les agriculteurs pour développer les chaînes de valeur agricoles et renforcer les capacités de production locale. Cela permet de soutenir l’économie rurale tout en améliorant l’accès à la nourriture. Le PAM évalue régulièrement ses actions pour identifier les zones les plus touchées par la crise alimentaire », précise-t-il.

Le PAM rappelle que, malgré ses efforts, le financement de l’aide reste insuffisant : en 2025, seuls 36 % des besoins humanitaires ont été couverts, ce qui oblige les acteurs sur le terrain à prioriser leurs interventions.

À travers cette conférence, le Programme Alimentaire Mondial appelle les partenaires techniques et financiers à maintenir leur soutien. Pour l’organisation, la lutte contre la faim ne se limite pas à l’urgence : elle doit inclure des solutions durables pour redonner espoir aux communautés et construire un avenir plus stable pour les populations.

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