Le projet CAP-RCA, en partenariat avec Peace and Development Watch, a organisé ce vendredi 12 mars 2026 un atelier d’échanges dans la salle de conférence de l’Alliance Française de Bangui. Placée sous le thème « Elles transforment la RCA sans faire de bruit », cette rencontre a réuni plusieurs femmes leaders, entrepreneures et actrices de la société civile afin d’échanger sur leur rôle dans la société et leur contribution au développement de la République centrafricaine.
L’objectif de cette rencontre était de mettre en lumière les actions souvent discrètes mais déterminantes des femmes dans différents secteurs d’activité. Pour les organisateurs, il s’agit surtout de valoriser les initiatives portées par les femmes et de leur offrir un espace de partage d’expériences. Selon Roxane Sanze, directrice générale de Peace and Development Watch, cette initiative vise avant tout à reconnaître les efforts fournis par les femmes au quotidien: « Nous cherchons à valoriser le travail que font les femmes dans leurs lieux d’activités, que ce soit les femmes entrepreneures, les femmes leaders ou celles qui dirigent des associations. Le but est de mettre en lumière ce qu’elles accomplissent chaque jour », a-t-elle expliqué.
Parmi les participantes, certaines ont salué une occasion rare d’échanger et d’apprendre des expériences des autres. C’est le cas de Mounoubaï Tania, avocate stagiaire au barreau de Centrafrique, qui estime que cet atelier constitue un moment important pour la jeunesse féminine centrafricaine: « Cet atelier est pour nous un moment de partage. Pour ma part, j’ai compris qu’une jeune fille centrafricaine doit apprendre à se connaître et à se faire valoir », a-t-elle déclaré.
De son côté, Moussa Kembe, directrice de la société Telecel et présidente de l’Association des femmes juristes à Bangui, a insisté sur l’importance pour les femmes de prendre leur place dans la société. Elle a invité ses consœurs à croire en leur potentiel et à agir avec détermination: « Le message que j’ai lancé à mes sœurs est de se prendre en charge dans la société et de reconnaître la valeur de ce qu’elles font. Une femme centrafricaine peut oser et faire encore plus que celles d’autres pays si elle a une vision et se donne les moyens d’y parvenir », a-t-elle affirmé.
Il est important de souligner qu’au cours de cet atelier, les organisateurs ont rappelé que, même loin des projecteurs, les femmes contribuent chaque jour à transformer la société centrafricaine. En mettant en avant ces parcours inspirants, ils espèrent susciter un nouvel élan d’engagement féminin, afin que les femmes continuent de participer activement au développement de la République centrafricaine, parfois discrètement, mais toujours avec impact.
