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Les habitants du village Yasara-Kaga situés derrière la colline Gbazoubangui dans la commune de bégoua dénoncent l’absence de point d’eau dans leur localité. Cette localité qui se trouve à proximité de la capitale, ne dispose pas d’un point d’eau, ni d’un puits, obligeant les habitants à consommer l’eau impropre de la source. Une situation qu’ils déplorent et pour laquelle ils lancent un appel à l’aide.

Dans ce village qui compte plus de 168 habitants, l’accès à l’eau reste un véritable parcours du combattant. Pas de puits, ni de forage : les populations dépendent d’une seule source située au pied d’un grand arbre. Cette eau est utilisée à la fois pour boire et pour des activités domestiques, comme le trempage du manioc. Une situation que dénonce avec l’ amertume Marguerite Sambeko, deuxième secrétaire générale de cette localité. Visiblement agacée : « Nous sommes tous des Centrafricains, mais on dirait que ceux qui vivent derrière la colline sont oubliés. Nous avons accompli notre devoir civique en votant, mais obtenir un forage reste un problème. On nous fait souvent des promesses, mais rien ne change », déplore-t-elle.

Selon Fabrice Malemoundjou, un habitant, la consommation de cette eau usée entraîne de graves répercussions sur la santé des enfants et de toute la communauté : « Utiliser une seule source pour tous nos besoins nous rend malades. Vous-mêmes, vous voyez l’état de la source. Pire lorsqu’il pleut, on peut passer trois voire cinq jours à consommer que l’eau de pluie, car si on ne fait ainsi, nous n’allons pas nous en sortir. C’est ainsi que nos enfants tombent malades de temps en temps. Il y a des cas de typhoïde, d’amibes… Nous souffrons vraiment ici », témoigne-t-il.

Devant cette situation, Maurice Mapouka, chef du village, lance un vibrant appel aux autorités et au gouvernement à l’aide : « On dit que l’eau, c’est la vie. Nous ne demandons pas grand-chose aux autorités. Nous travaillons déjà pour subvenir à nos besoins. Ce que nous voulons, c’est simplement un forage, car les femmes et les enfants courent un grand danger sanitaire dans ce village », a-t-il lancé.

En attendant une réponse concrète des autorités, les habitants du village Yasara-Kaga continuent de dépendre de cette source précaire. Une situation qui met en lumière les difficultés d’accès à l’eau potable dans certaines zones, pourtant proches de la capitale, et qui appelle à une intervention urgente pour améliorer les conditions de vie des populations.

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