Les agents de la police municipale de la mairie de Bimbo ont poursuivi, ce 8 avril, leur mouvement de protestation devant le siège de la municipalité, situé dans le 9ᵉ arrondissement de Bangui. Entamée la veille, cette mobilisation vise à exiger le paiement de douze mois d’arriérés de salaires.
Dans l’enceinte de la mairie de Bimbo, la tension reste vive. Des bureaux fermés et la cour quasiment déserte, témoignent de la paralysie des activités administratives. Cependant, les grévistes se rassemblent de l’autre côté de la route, brandissant une pancarte sur laquelle on peut lire : « Réclamation de 12 mois de salaire, la grève continue ». Visiblement exaspérée, Stéphanie Bémolinda, policière municipale, témoigne : « Nous avons été trop patients. Douze mois sans salaire, c’est une année de vie qu’on nous arrache. Comment nourrir nos enfants ? Le sous-préfet nous avait donné sa parole pour le 25 mars, en affirmant que si rien n’était fait, nous pourrions agir. Aujourd’hui, nous voulons simplement notre dû », a-t-elle déclaré.
De son côté, Thomas Kokanzo, brigadier de la police municipale, dénonce des promesses restées sans suite : « On nous demande de faire respecter la loi et l’ordre dans la commune, alors que nous-mêmes ne sommes pas respectés par notre employeur. Cette grève de 48 heures n’est qu’un avertissement. Rester un an sans être payé, c’est nous condamner à la précarité. Nous ne pouvons plus accepter des promesses sans résultats », a-t-il affirmé.
Contactés, les responsables de la mairie de Bimbo n’ont pas souhaité répondre à nos sollicitations. Ils indiquent toutefois que des discussions seraient en cours afin de trouver une solution à cette crise.
Il convient de souligner que, depuis le début du mouvement, aucune activité administrative n’a été menée à la mairie de Bimbo. Pour l’heure, les grévistes se disent déterminés à poursuivre leur mobilisation jusqu’au paiement intégral de leurs arriérés de salaires.
