En République centrafricaine, l’éducation des enfants demeure un véritable défi dans certaines localités des arrière-pays, contrairement à la capitale. Cette situation, marquée par le quasi-inexistant de l’école primaire et secondaire dans les localités comme le village Yassinda, Yassara-Kaga et Pindao, augmente le calvaire des enfants et des parents désireux de voir leurs enfants aller à l’école. Ce manque de structures scolaires dans ces villages oblige les enfants à parcourir de longues distances pour accéder à un établissement scolaire. Devant cette situation, les habitants lancent un appel à l’aide.
Pour trouver une structure scolaire, les enfants du village Yassinda, Yassara-Kaga et Pindao doivent parcourir de longues distances, souvent à travers des forêts, pour accéder à un établissement scolaire. Rencontre en route pour l’école Bon Berger de Voudambala, à plus de 6 km de son village, José Kossi partage son calvaire : « Chaque matin, je dois me réveiller à 4h pour faire un peu de travail, avant de quitter chez moi à 5h30 avec mes camarades pour l’école. Parfois, lorsqu’il menace de pleuvoir, on nous libère, mais pour rentrer, on ne peut pas car notre chemin est très long. », a-t-il partagé.
Face à cette absence totale d’infrastructures scolaires, de nombreux parents préfèrent laisser leurs enfants rester à la maison, une situation qui contribue à une augmentation significative du taux d’analphabétisme dans ces zones. Lonie Malebada, une habitante, témoigne : « On n’a pas d’école ici au village Yassinda, voire à Yassara-Kaga. C’est pourquoi, comme le chemin de l’école est loin, on ne peut pas laisser nos enfants parcourir de longues distances pour aller étudier, de peur qu’il leur arrive quelque chose en cours de route. », a-t-elle livré.
D’après Maurice Mbetigo, si rien n’est fait, l’éducation des enfants de ces villages risquerait de plonger dans un chaos sans précédent. Il lance un appel aux autorités locales et au gouvernement pour qu’ils viennent en aide à ces villages en détresse : « Je pense qu’il est temps d’agir pour garantir l’éducation des enfants des villages Yassinda, Yassara-Kaga et Pindao. Si rien n’est fait, les enfants de ces villages risqueraient de plonger dans un chaos sans précédent. C’est pourquoi je lance un appel aux autorités, au gouvernement et aux organismes pour venir en aide à ces villages. », a-t-il lancé.
Il est important de souligner que ces villages font face à un manque criant d’infrastructures sociales de base, notamment l’absence de ponts, de structures sanitaires, scolaires et bien d’autres, essentielles à leur épanouissement. Devant ces contraintes, les habitants demandent que des solutions urgentes soient trouvées pour garantir l’accès à l’éducation pour tous dans leurs localités.
