En République centrafricaine, l’accès à l’eau potable reste un défi majeur. À Amou, un village situé à 25 km de Sibut sur l’axe Sibut-Grimari, l’absence de forages fonctionnels plonge les habitants dans de grandes difficultés. Cette situation déplorable les contraint à consommer l’eau des sources, souvent insalubre et dangereuse pour la santé. Devant cette situation, les habitants demandent au gouvernement et aux Organisations Non Gouvernementales de leur venir en aide.
Avec plus de 6 343 habitants, le village Amou, situé à un carrefour stratégique, souffre d’un manque d’infrastructures de base. Pour les habitants, cette situation est un véritable calvaire, en particulier pour les femmes, qui doivent parcourir de longues distances pour accéder à l’eau potable. Prisca Yassala, habitante , témoigne : « C’est vraiment pénible pour nous de trouver de l’eau potable ici au village Amou. Tous les jours très tôt le matin, nous devons parcourir de longues distances pour accéder aux sources . », a-t-elle confié.
Cette eau non traitée est à l’origine de nombreuses maladies. Certains parents s’inquiètent des conséquences sur la santé des enfants. Huge, un habitant, explique : « Ici, nous ne buvons que l’eau des sources, même si elle est impropre à la consommation. Chaque jour, beaucoup d’enfants tombent malades et les femmes enceintes sont également exposées à ces risques. Nous demandons au gouvernement et à ses partenaires de nous venir en aide. », a-t-il lancé.
Bienvenu Simplice Yoyo, major du centre de santé d’Amou, confirme cette situation préoccupante : « Nous recevons quotidiennement des enfants, des femmes enceintes et des parents souffrant de pathologies liées à l’eau des sources et de puits non sécurisés. Notre centre ne dispose pas des moyens suffisants pour les prendre en charge, et nous sommes parfois obligés de les évacuer à l’hôpital de Sibut pour un traitement approprié. », a-t-il partagé.
Il est important de souligner que le village Amou dispose de deux forages, mais aucun de ces derniers n’est fonctionnel. pour l’instant, les habitants continuent de consommer l’eau des sources, en attendant une intervention urgente. Ils lancent un appel pressant aux autorités et aux partenaires humanitaires pour garantir l’accès à l’eau potable et protéger la santé publique dans leur localité.
