Au marché du PK12, dans la commune de Bégoua, l’installation anarchique des commerçants prend une ampleur grandissante. Trottoirs, accotements et parfois même une partie de la chaussée sont occupés par des étals et des marchandises, réduisant considérablement les espaces réservés à la circulation. Cette situation contraint les piétons à emprunter la route. Face à cette situation, de nombreux usagers s’inquiètent des risques d’accidents et des difficultés de mobilité dans cette zone commerciale très fréquentée.
Il est 16 heures au marché du PK12, situé à la sortie nord de Bangui, dans la commune de Bégoua. L’activité y est à son comble. Commerçants, clients, motocyclistes et automobilistes se croisent dans un va-et-vient incessant. Pourtant, circuler dans ce marché est devenu un véritable parcours du combattant. Les trottoirs sont envahis par des étals et des marchandises, obligeant les piétons à emprunter la chaussée au milieu des voitures et des motos.
Rencontré devant la station Green Oil alors qu’il attend un taxi-moto, André dénonce l’occupation anarchique des espaces publics. Selon lui, cette situation met quotidiennement la vie des usagers en danger : « Ici, au marché PK12, les commerçants ne respectent pas les trottoirs. Ils installent leurs marchandises sur les espaces réservés aux piétons, ce qui nous oblige à marcher sur la route avec les véhicules. Cela expose tout le monde à des risques d’accidents », déplore-t-il.
Même constat pour Bodoin, qui estime que les commerçants ont également leur part de responsabilité. Il les appelle à libérer les trottoirs afin de permettre une circulation plus sécurisée : « Il n’y a pratiquement plus d’espace pour les piétons, car les marchandises sont installées un peu partout, ce qui rend la circulation difficile. Je demande aux commerçants de laisser un passage libre afin d’éviter les accidents. Lorsque la route est saturée, les risques d’accidents augmentent », confie-t-il.
Interpellée sur ces critiques, la mairie de Bégoua rejette les accusations de laxisme. Son secrétaire général, Jean-Jacques Sette, affirme que des opérations de déguerpissement sont régulièrement organisées pour libérer les voies publiques : « Nous menons régulièrement des opérations de déguerpissement afin de libérer la voie publique. Malheureusement, les commerçants ne respectent pas ces mesures. À peine les avons-nous déguerpis qu’ils reviennent occuper les trottoirs et les abords de la route. Cette occupation anarchique est à l’origine de nombreux accidents au marché PK12 », explique-t-il.
Face à cette triste réalité, le responsable municipal lance également un appel aux commerçants afin qu’ils exercent leurs activités dans les espaces qui leur sont réservés : « Je demande aux commerçants de rester dans les emplacements qui leur sont attribués pour exercer leurs activités. La route est étroite et, s’ils continuent à s’installer sur les trottoirs et les accotements, cela risque de provoquer davantage d’accidents », insiste-t-il.
Il est important de mentionne que malgré les opérations de déguerpissement et les multiples appels des autorités, les installations de fortune continuent d’empiéter sur les espaces réservés à la circulation au marché PK12. Attirés par la forte affluence des clients, de nombreux commerçants persistent à s’installer au bord de la route, au grand désarroi des habitants et des usagers. Une situation qui continue d’alimenter les inquiétudes quant à la sécurité routière dans cette partie de la commune de Bégoua.
