À quelques jours des épreuves écrites du baccalauréat, les élèves des classes de terminale du lycée de Obo, situé dans la préfecture du Haut-Mbomou, affichent leur détermination à réussir cet examen décisif pour leur accès à l’université. Malgré les nombreuses difficultés auxquelles ils ont été confrontés tout au long de l’année scolaire, ces candidats se disent prêts à composer avec confiance et courage. Entre conditions d’études précaires et espoir de réussite, ils restent mobilisés pour relever ce défi.
Depuis plusieurs années, le secteur éducatif de la préfecture du Haut-Mbomou fait face à un manque important d’enseignants qualifiés, notamment en français, en anglais et en histoire-géographie, ainsi qu’à une insuffisance de ressources pédagogiques. Malgré ces obstacles, les élèves de terminale ont multiplié les efforts pour achever certains programmes, en prenant part à des séances de révision organisées par les enseignants disponibles, tout en misant sur l’entraide entre camarades et le soutien de leurs parents. Nzouma Docteur Elfacher, élève en classe de terminale A4’, se dit déterminé à franchir cette étape cruciale de son parcours scolaire : « Pour moi, l’examen du baccalauréat est comme les autres examens que nous passons en classe. C’est pourquoi je n’ai pas peur de l’affronter. Je me suis bien préparé en révisant mes cours et en faisant des exercices. Je suis donc prêt à composer les épreuves écrites du baccalauréat de cette année », a-t-il confié.
Si certains élèves s’arment de courage pour affronter cet examen, d’autres restent préoccupés par certaines matières pour lesquelles ils estiment ne pas avoir bénéficié d’un encadrement suffisant. Princia Londito, également élève en terminale A4’, partage ses inquiétudes : « Nous avons beaucoup de difficultés ici au lycée de Obo. Depuis le début de l’année scolaire, nous ne disposons pas de professeurs titulaires dans plusieurs matières littéraires, alors que nous sommes des élèves de la série littéraire. Ce manque risque d’avoir des conséquences sur nos performances. Pour combler ce vide, nous sommes obligés de nous réunir entre camarades afin de faire des exercices et mieux nous préparer aux examens », a-t-elle expliqué.
Du côté des responsables de l’établissement, cette détermination des candidats est saluée. Ils estiment que les efforts consentis par les élèves et le corps enseignant, malgré les insuffisances observées, méritent d’être récompensés par de bons résultats. Bienvenu Séverin Simbidi, proviseur du lycée de Obo, confirme que le gouvernement a affecté des enseignants dans la localité, mais que plusieurs d’entre eux n’ont pas encore rejoint leur poste : « Il est vrai que les enseignants ne sont pas encore au complet, mais nous travaillons d’arrache-pied. Avec la détermination dont font preuve les candidats, nous espérons obtenir de bons résultats. J’en profite pour lancer un appel aux enseignants affectés à Obo afin qu’ils rejoignent leur poste pour que nous puissions travailler ensemble à l’éducation des enfants de la ville », a-t-il déclaré.
Notons qu’à l’approche des épreuves, les candidats du lycée de Obo oscillent ainsi entre espoir et inquiétude. Tandis que certains comptent sur leur persévérance et leur courage pour franchir avec succès cette étape importante de leur parcours scolaire, d’autres demeurent préoccupés par les difficultés rencontrées au cours de l’année. Cependant, une chose est toutefois certaine : tous nourrissent l’ambition de décrocher leur diplôme et d’ouvrir la voie à des études supérieures.
