Spread the love

La troisième édition de CAP RCA s’est tenue le 17 juin 2026 à l’Alliance Française de Bangui sous le thème « Créer, c’est résister : culture, mémoire et résilience ». À travers des échanges et des témoignages, cette rencontre fructueuse a permis de mettre en lumière le rôle de la culture dans la transmission de la mémoire collective, la valorisation de l’identité centrafricaine et le renforcement du lien social dans un contexte marqué par de nombreux défis.

La République centrafricaine dispose d’un riche patrimoine culturel hérité de ses traditions, de ses langues, de ses récits et de ses expressions artistiques. Au-delà de son aspect artistique, la culture constitue un moyen de préserver l’identité d’un peuple, de transmettre son histoire et de renforcer les liens entre les générations. Dans un contexte marqué par de nombreux défis, elle demeure pour beaucoup un repère essentiel et un facteur de cohésion sociale.

C’est autour de cette réflexion que des artistes, acteurs culturels, porteurs de mémoire et passionnés de culture se sont retrouvés à l’Alliance Française de Bangui dans le cadre de la troisième édition de CAP RCA. Les échanges ont permis de mettre en avant l’importance de la création et de la transmission culturelle dans la préservation des valeurs et de l’identité centrafricaines.

Pour les organisateurs, cette activité vise à mettre en lumière les initiatives positives qui contribuent au développement du pays. Revenant sur l’importance de cette rencontre, Kessi Yekomo, Directrice générale de PDW et de l’Association Agency, a expliqué : « Cette journée est une journée que nous organisons chaque deux mois qui s’appelle CAP RCA, qui vise à mettre en lumière les acteurs qui transforment le pays positivement. L’idée n’est pas tant de s’attarder sur le problème du pays mais de montrer ce qui apporte de solution. », a-t-elle partagé.

Prenant la parole à son tour, Gervais Lakosso a insisté sur la place fondamentale de la culture dans le développement d’une nation. Selon lui, aucun pays ne peut se construire durablement sans s’appuyer sur son identité culturelle : « La culture a toujours été le socle du développement de tout pays. La Culture est notre identité et tant qu’on ne se retrouve pas nous même, on ne peut pas bien se positionner », a-t-il déclaré.

Du côté des participants, plusieurs ont salué une initiative qui leur a permis de mieux découvrir les richesses culturelles du pays. C’est le cas de Mauricette Monthe Psimhis qui estime que ce type de rencontre favorise la valorisation et la transmission du patrimoine culturel centrafricain : « C’est quelque chose très intéressant parce que cela nous plonge dans la culture centrafricaine, on vient consommer les productions culturelles qui sont faites, et puis surtout on ressort enrichi par ce qu’on se rend compte que notre culture est riche et se sont des canaux pour nous permettre et de la transmettre », a-t-elle témoigné.

À travers cette troisième édition de CAP RCA, les organisateurs et les participants ont rappelé que la culture reste un levier important de développement, de transmission et de résilience. Une manière de montrer que préserver son identité culturelle, c’est aussi contribuer à construire l’avenir.

About The Author

Souscrivez à notre Newsletter