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Situé à environ 47 kilomètres de Mobaye dans la préfecture de la Basse-Kotto, les habitants de Léoua 2 font face à d’importantes difficultés de circulation en raison du mauvais état de la route. Depuis plusieurs années, les habitants et les usagers dénoncent la dégradation avancée de cet axe qui devient presque impraticable pendant la saison des pluies. Cette situation ralentit les déplacements, complique le transport des marchandises et affecte les activités quotidiennes de la population. Devant cette préoccupation, ils lancent un vibrant appel à l’aide.

Pour les habitants, cette route constitue l’unique voie permettant de relier le village aux autres localités de la région. Mais à chaque pluie, les difficultés s’accentuent. Des véhicules restent parfois immobilisés pendant plusieurs heures dans la boue, tandis que les piétons sont contraints de redoubler d’efforts pour poursuivre leur chemin.

Cette dégradation a également des conséquences sur le coût de la vie. En raison des difficultés d’accès, certains transporteurs hésitent à emprunter cet axe, ce qui réduit l’approvisionnement de la localité et contribue à la hausse des prix de certains produits de première nécessité. Jérémy, habitant de Léoua 2, déplore une situation qui perdure depuis longtemps : « Cette route est toujours impraticable. Nous avons l’impression d’être oubliés. Les véhicules viennent rarement jusqu’ici à cause de l’état de la route, ce qui rend les produits plus chers. Nous lançons un appel aux autorités pour qu’elles pensent à nous. Nous ne demandons pas forcément des vivres, mais simplement qu’elles réhabilitent cette route. Nous vivons de nos petites activités et de nos champs, mais sans une route praticable, tout devient difficile », déclare-t-il

Même constat chez les conducteurs. Auxence, chauffeur rencontré sur cet axe, raconte les difficultés auxquelles il est confronté : « Vous voyez vous-même l’état de la route. Cela fait près de trois heures que je suis bloqué ici sans qu’aucun autre véhicule puisse m’aider. J’ai déjà passé trois jours sur cet itinéraire et, si je ne parviens pas à sortir, je risque de passer la nuit ici. Sur cet axe, il est rare de faire le trajet en une seule journée. Il est important que les autorités accordent aussi de l’attention aux grands axes de l’intérieur du pays. Le développement ne doit pas se limiter à Bangui », déclare-t-il.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, les difficultés sont particulièrement visibles pendant la saison des pluies. Les véhicules, les motos et même les piétons rencontrent de sérieux obstacles pour circuler librement sur cette route devenue, par endroits, un véritable parcours du combattant.

Il est important de souligner qu’au-delà du cas de Léoua 2, la question de l’état des routes demeure l’une des préoccupations majeures des populations vivant à l’intérieur du pays. Pour beaucoup d’habitants, l’amélioration des infrastructures routières reste essentielle pour faciliter les déplacements, soutenir les activités économiques et réduire l’isolement de nombreuses localités.

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