Le personnel soignant de Bria, dans la préfecture de la Haute-Kotto, appelle la population à renforcer les mesures de prévention contre le paludisme en cette période de saison des pluies. Cette situation, marquée par l’accumulation des déchets et la stagnation des eaux dans plusieurs quartiers et lieux publics de la ville, a favorisé la prolifération des moustiques. Face à cette préoccupation, les agents de santé appellent les habitants à adopter les gestes préventifs afin de limiter la propagation du paludisme.
Dans la ville de Bria, la présence de nombreuses eaux stagnantes et de déchets dans les quartiers constitue un environnement favorable à la multiplication des moustiques, principaux vecteurs du paludisme. Bien que perçue comme un danger pour la santé publique, cette situation persiste dans plusieurs espaces publics, où de nombreux habitants continuent de laisser s’accumuler les ordures.
Rencontrée à l’hôpital de district de Bria avec ses deux enfants malades, Fatime Mahamat est venue consulter ses enfants : « Je suis venue pour consulter mes enfants qui sont malades. Après la consultation, on m’a prescrit des médicaments contre le paludisme. Pour l’instant, je veux aller acheter quelques médicaments avec le peu d’argent que j’ai sur moi », a-t-elle confié.
De son côté, Faiza partage, quant à elle, que son enfant souffre du paludisme, à cause, selon elle, des ordures qui ont favorisé la prolifération des moustiques : « Ça fait aujourd’hui trois jours que mon enfant fait de la température. Je l’amène aujourd’hui ici, et on m’a dit qu’il souffre du paludisme. C’est à cause de l’accumulation des déchets, car beaucoup de gens ne veulent plus nettoyer leurs concessions », a-t-elle témoigné.
Selon les autorités sanitaires locales, les enfants figurent parmi les principales victimes de cette situation. Sur 100 enfants reçus en consultation, environ 80 sont testés positifs au paludisme.Face à cette situation, Felix Ponombo, chef de section de la supervision et de la qualité des soins, confirme les faits et lance un vibrant appel à la population : « La situation est particulièrement préoccupante chez les enfants. Sur 100 enfants reçus en consultation, environ 80 sont testés positifs au paludisme. Nous appelons donc les parents et l’ensemble de la population à renforcer les mesures de prévention, notamment en utilisant régulièrement les moustiquaires imprégnées et en assainissant leur environnement afin de limiter la prolifération des moustiques », lance-t-il.
Il est important de souligner que, dans les services d’hospitalisation, la situation demeure également préoccupante : sur 10 patients hospitalisés, 8 cas seraient liés au paludisme, selon les mêmes sources. Face à cette réalité, les autorités sanitaires appellent la population à renforcer les mesures de prévention, notamment en assainissant les alentours des habitations, en évacuant les eaux stagnantes et en utilisant correctement les moustiquaires imprégnées.
