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À Kouango, dans la préfecture de la Ouaka, la recrudescence des violences basées sur le genre, notamment celles commises contre des mineurs âgés de 10 ans en allant, inquiète la Maison de l’action sociale de cette localité. Face à cette multiplication des cas, les acteurs sociaux tirent la sonnette d’alarme et appellent à une mobilisation accrue pour protéger les enfants et lutter contre ces violences.

Dans cette ville, la situation devient de plus en plus préoccupante. Ces derniers temps, la Maison de l’action sociale fait état d’une multiplication des cas de violences basées sur le genre, un phénomène qui touche particulièrement les enfants et suscite l’inquiétude des habitants. Teresa, une habitante de la ville, témoigne : « Ces derniers temps, les cas de violences à l’égard des mineurs prennent de l’ampleur. La semaine dernière, la fille de mon voisin a été victime de viol. Elle n’a reçu aucun traitement et personne n’en parle. C’est vraiment triste », déplore-t-elle.

Pour certains habitants, ces violences, qui semblent devenir de plus en plus fréquentes dans la ville, restent souvent impunies. Ils déplorent notamment les difficultés liées au signalement des cas et à la prise en charge des victimes. Selon eux, cette situation soulève de sérieuses préoccupations quant à la protection des enfants, mais aussi à leur accès aux soins et à un accompagnement adapté, qui demeurent encore loin d’être une réalité pour de nombreuses victimes. Isabelle Bounguiyo, présidente de l’OFCA de Kouango, partage cette inquiétude :« Vraiment, les cas de violences faites aux mineurs sont très récurrents dans la ville de Kouango. Si vous n’entendez pas parler d’un cas pendant une ou deux semaines, c’est déjà trop. Nos filles mineures sont violées, mais les gens préfèrent régler ces affaires à l’amiable, malgré les sensibilisations que nous avons menées au cours des derniers mois. Ce qui est malheureux, c’est qu’elles ne bénéficient pas d’une prise en charge psychologique et médicale, faute de structures compétentes », déplore-t-elle.

Face à cette recrudescence, la Maison de l’action sociale appelle les parents, les leaders communautaires et l’ensemble de la population à renforcer leur vigilance et à signaler les cas aux autorités compétentes. Pierre-Marie Gbalet Mapouka, chef de secteur de l’Action sociale et communautaire de Kouango, lance un appel : « C’est déplorable de prendre la parole sur ce sujet. Les cas de violences prennent ces derniers temps une dimension inquiétante dans la ville de Kouango. Je demande d’abord à la population de dénoncer les cas de violences aux autorités locales, au lieu de chercher à les régler à l’amiable. Aux autorités, je demande de sanctionner les auteurs de ces violences, car ces enfants sont l’avenir de demain. Je demande également au gouvernement et aux ONG de mettre en place des stratégies pour préserver les droits et assurer la protection des mineurs », appelle-t-il.

À Kouango, la multiplication des cas de violences basées sur le genre met ainsi en lumière les défis persistants en matière de protection de l’enfance. Entre silence des familles, règlements à l’amiable et insuffisance des structures de prise en charge, les acteurs sociaux appellent à une réponse collective et urgente. Pour les victimes, l’enjeu reste le même : pouvoir être protégées, prises en charge et entendues.

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