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À Bangui, l’axe Don-Bosco en direction du quartier Ngola devient particulièrement difficile à pratiquer à chaque épisode pluvieux. Eaux stagnantes, boue, chaussée dégradée et circulation perturbée : les usagers dénoncent une situation qui perdure et appellent à une intervention urgente pour rendre cette voie praticable en toute saison.

La scène est devenue familière pour les habitants de la zone. Lorsque le ciel s’assombrit, les premières gouttes commencent à tomber et, en quelques minutes, l’inquiétude gagne les usagers de l’axe Don-Bosco–Ngola. Sur cette route, la pluie ne se limite pas à mouiller la chaussée, elle révèle surtout les difficultés liées à l’état de la voie et à l’évacuation des eaux. Les flaques se multiplient, certains passages deviennent boueux et les véhicules doivent avancer avec prudence. Pour les piétons, la situation est encore plus pénible. Adéline Djim-Bodemeur, une usagère, partage son calvaire : « Je ne sais pas, c’est comme si le gouvernement nous avait oubliés. C’est depuis plusieurs années que nous déplorons l’état de notre route, mais aucune solution n’a été trouvée jusqu’à ce jour. On ne peut pas sortir pendant qu’il pleut, car la route est vraiment impraticable », a-t-elle livré.

Cette situation ne concerne pas seulement les automobilistes. Les conducteurs de motos et les piétons sont eux aussi exposés à ces difficultés. Selon Caleb Araya, un conducteur de moto-taxi, une chaussée rendue glissante par la boue augmente les risques de chutes et d’accidents : « Les gens tombent de jour en jour dans ces eaux stagnantes, parce que la route n’est pas bonne. La chaussée, aussi, n’est plus praticable. Parfois, nous refusons de prendre cet axe à cause de ces eaux pour éviter des cas d’accident », a-t-il confié.

Cependant, avec le lancement officiel de la rentrée scolaire 2026-2027, de nombreux parents se plaignent face à cette situation déplorable. Pour les habitants qui empruntent quotidiennement cet axe pour se rendre au travail, à l’école, au marché ou dans d’autres quartiers de la capitale, cette situation constitue un frein à la mobilité. Devant cette préoccupation, Samuel Marabena, le chef du quartier Damala Jérusalem, lance un appel à l’aide : « Vraiment, la route est tellement impraticable. Avec cette rentrée scolaire, nous éprouvons assez de difficultés pour sortir afin d’accompagner les enfants à l’école, partir au travail et à nos activités. Je demande aux autorités locales et au gouvernement de nous venir en aide, car nous avons essayé de réaliser quelques travaux sur cette artère, mais elle est toujours dégradée », a-t-il lancé.

Il est important de souligner que, pour les riverains, le plus préoccupant est le caractère répétitif du phénomène. Chaque nouvelle pluie rappelle les mêmes difficultés. L’espoir d’une amélioration laisse progressivement place à la lassitude.

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