En République centrafricaine, la nouvelle hausse du prix du carburant vient davantage alourdir le quotidien des populations. Selon les nouveaux tarifs annoncés, le litre d’essence passe de 1 050 à 1 150 francs CFA pour les particuliers, et à 1 500 francs CFA pour les gros consommateurs. Le prix du gasoil connaît également une augmentation, passant de 1 250 à 1 400 francs CFA pour les particuliers, et à 1 650 francs CFA pour les gros consommateurs. Cette nouvelle hausse suscite déjà l’inquiétude chez les conducteurs, les revendeurs et les ménages. Une situation qui intervient dans un contexte où de nombreuses familles peinent déjà à faire face aux dépenses quotidiennes.
Pour les conducteurs de taxi-moto, cette nouvelle hausse du prix du carburant risque de se répercuter directement sur leur activité. Jean-Baptiste Nzapayéké, conducteur de moto-taxi à Bangui, explique les difficultés auxquelles il est confronté : « Nous travaillons avec le carburant. Quand son prix augmente, nos dépenses augmentent automatiquement. Mais nous ne pouvons pas toujours augmenter le prix de la course, parce que les clients aussi n’ont pas assez d’argent. », Selon lui, cette situation risque de réduire considérablement ses revenus quotidiens.
Du côté des commerçants et des revendeurs, les conséquences commencent également à se faire sentir. Grâce Béatrice Yambélé, commerçante, estime que l’augmentation du prix du carburant entraîne une hausse des coûts de transport et d’approvisionnement : « Quand le prix du carburant augmente, le transport augmente aussi. Nous sommes obligés de revoir nos prix, mais les clients se plaignent parce que leurs revenus n’augmentent pas », déplore-t-elle.
Dans les ménages, la situation suscite également des inquiétudes. Pour Marie-Claire Koudou, mère de famille, il devient de plus en plus difficile de faire face aux dépenses quotidiennes : « Les salaires ne bougent pas, mais tout augmente : le transport, la nourriture, le carburant et les autres dépenses. Comment voulez-vous qu’une famille puisse s’en sortir ? », s’interroge-t-elle.
Au-delà du secteur du transport, cette hausse pourrait avoir des répercussions sur plusieurs activités économiques. L’augmentation des coûts de déplacement et d’approvisionnement pourrait notamment entraîner une hausse du prix des marchandises et peser davantage sur les petits commerçants et les consommateurs.
Dans un contexte où de nombreux Centrafricains font déjà face à des difficultés économiques, cette nouvelle augmentation du prix du carburant ravive les inquiétudes liées au coût de la vie. Pour les ménages, la préoccupation demeure : comment continuer à faire face aux dépenses quotidiennes lorsque les revenus ne progressent pas au même rythme que les prix
