Dans la commune de Bakou, située dans la préfecture de la Basse-Kotto, l’accès à l’eau potable demeure une préoccupation majeure. Dans cette localité, les infrastructures hydrauliques disponibles restent limitées face aux besoins de la population. Seulement trois forages sont fonctionnels dans toute la commune. Une situation préoccupante qui rend difficile l’approvisionnement quotidien des habitants en eau potable. Face à cette réalité, les populations et les autorités municipales lancent un appel à l’aide.
L’insuffisance des points d’approvisionnement en eau constitue ainsi l’une des principales difficultés auxquelles la commune est confrontée. Pour les habitants, trouver de l’eau en quantité suffisante et dans des conditions acceptables représente un véritable défi quotidien. Une situation qui complique les activités domestiques et soulève des inquiétudes sur le plan sanitaire. Junette Mbrenga, une habitante de la commune, témoigne des difficultés rencontrées pour accéder à cette ressource indispensable: « Pour trouver de l’eau, il faut aller très tôt aux forages. Mais même là-bas, lorsqu’on arrive à 10 heures, on ne peut plus puiser, car l’eau devient déjà sale. Plusieurs habitants sont obligés de se rendre à la source, parce qu’on ne peut pas vivre sans eau », déplore-t-elle.
Cette situation préoccupe également les autorités municipales. Le maire de la commune de Bakou, Jacob Dackaba Ngoatchindet, ne cache pas son inquiétude face à l’insuffisance des infrastructures hydrauliques. Selon lui, les trois forages fonctionnels ne permettent pas de répondre aux besoins de cette vaste collectivité: « Il y a un sérieux problème d’eau potable dans cette commune. Cette grande commune ne dispose que de trois forages, et ces trois forages ne parviennent pas à subvenir aux besoins de la population. Selon mes constats, beaucoup de personnes consomment l’eau de la rivière, voire celle des puits, malgré les dangers que cela représente pour leur santé », explique-t-il.
Face à cette situation, le maire sollicite l’intervention du gouvernement et des partenaires au développement. Il estime que la construction de nouveaux forages, leur entretien régulier et un accompagnement technique permettraient d’améliorer les conditions d’approvisionnement en eau potable dans sa commune: « C’est vraiment déplorable. C’est pourquoi, en ma qualité de maire de la commune de Bakou, je demande au gouvernement et à ses partenaires de venir en aide à la population de Bakou. Il y a beaucoup d’enfants et de femmes qui ne consomment que des eaux de sources », lance-t-il.
Notons que dans la préfecture de la Basse-Kotto, l’accès à l’eau potable reste donc un défi majeur. Au-delà du manque d’infrastructures, cette situation soulève des préoccupations liées à la santé publique et aux conditions de vie des populations. Pour les habitants de Bakou, l’urgence est désormais de voir les autorités compétentes et les partenaires au développement se mobiliser afin de renforcer les infrastructures hydrauliques et de garantir un accès régulier à une eau de qualité.
