Spread the love

À Bozoum, dans le nord-ouest de la République centrafricaine, la situation carcérale demeure préoccupante en raison de la dégradation avancée d’infrastructures pénitentiaires pour la détention des personnes en conflit avec la loi. Une situation qui contraint les autorités judiciaires de placer les détenus dans les locaux de la gendarmerie et de la police, en attendant leur libération. Face à cette préoccupation alarmante, des voix se lèvent pour demander une intervention urgente des autorités compétentes afin de reconstruire ou réhabiliter cette infrastructure pénitentiaire.  

Détruite lors des événements politico-militaires qui ont secoué le pays ces dernières années, la maison d’arrêt de Bozoum se trouve aujourd’hui dans un état de délabrement sans précédent. Cette dégradation avancée rend les conditions de détention de plus en plus difficiles et montre à quel point ce problème affaiblit l’appareil judiciaire de la ville. Depuis lors, aucune structure carcérale n’a été réhabilitée ou reconstruite, obligeant les autorités locales à recourir à des solutions provisoires. Steve FEI-INGMONA, procureur près le tribunal de grande instance de Bozoum, déplore cette situation : « Ici à Bozoum, il existe deux maisons d’arrêt, une pour les hommes et une pour les femmes. Mais celle des hommes a été détruite lors des événements politico-militaires survenus dans le pays il y a quelques années. Voilà pourquoi, en l’absence de maisons d’arrêt, nous sommes obligés de garder les détenus dans les locaux des unités de la police et de la gendarmerie de Bozoum », a-t-il confié.

Cette situation pose de nombreux défis, notamment en matière de respect des droits des détenus, de conditions de détention et de gestion des effectifs. Les locaux des forces de sécurité, initialement conçus pour des gardes à vue de courte durée, ne sont pas adaptés à une détention prolongée. Face à cette préoccupation , il lance un appel aux autorités compétentes et à leurs partenaires : « Notre plus grande préoccupation est la réhabilitation ou la reconstruction de cette maison carcérale. La ville de Bozoum est une grande ville, mais notre maison d’arrêt est dans un état de délabrement avancé. Nous demandons aux autorités compétentes et à leurs partenaires de bien vouloir réhabiliter ou reconstruire cette infrastructure pénitentiaire afin d’assurer une meilleure prise en charge des détenus », a-t-il ajouté.

Il est important de souligner qu’à Bozoum, l’absence de maisons d’arrêt fonctionnelles demeure un défi majeur pour les autorités locales. Cette situation contraint les forces de sécurité à assumer des responsabilités qui dépassent leur mission initiale. Face à ces difficultés, la reconstruction et la mise en service d’infrastructures adaptées apparaissent comme une priorité.

About The Author

Souscrivez à notre Newsletter