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Ce jeudi 4 juin 2026, devant la Cour Pénale Spéciale (CPS), Edmond BEINA a de nouveau rejeté les accusations selon lesquelles il aurait été un responsable Antibalaka impliqué dans les violences survenues à Guen. Interrogé par le président de la Cour, l’accusé a contesté sa participation aux attaques, aux homicides ainsi qu’à l’organisation des groupes armés mentionnés au cours de l’audience.

Dès la reprise des débats, le président de la Cour a interrogé Edmond BEINA sur son arrivée à Guen. L’accusé a expliqué avoir emprunté le fleuve Lobaye avant de traverser plusieurs villages de la région en compagnie de deux personnes, dont un certain Édou.

Questionné sur les violences ayant frappé la localité, Edmond BEINA a déclaré avoir seulement constaté les conséquences des attaques sans y avoir participé. Il a précisé qu’il était absent lors de la première attaque et qu’il évitait de sortir en raison de son état de santé. Concernant les enterrements des victimes, il a affirmé avoir refusé de s’approcher des corps sur les conseils d’un certain Zarkassé. Il a ajouté avoir entendu dire que plusieurs victimes, notamment des Mauritaniens, avaient été enterrées dans le quartier sénégalais de Guen.

Dans son verdict, le président de la Cour a rappelé les déclarations de l’ancien maire TRIXY, qui affirmait qu’Edmond BEINA occupait une base sous sa paillote et exerçait les fonctions de chef Antibalaka. L’accusé a rejeté ces accusations, soutenant que le maire entretenait lui-même des relations avec les combattants Antibalaka en leur fournissant de la nourriture. Il a également accusé le maire d’avoir participé au pillage de commerces appartenant à des musulmans.

A l’issu de cette session, la Cour est également revenue sur des réunions organisées à Guen pour tenter d’apaiser les tensions entre les communautés. Selon les déclarations de M. TRIXY, Edmond BEINA participait à ces rencontres aux côtés de plusieurs personnes présentées comme des représentants des Antibalaka. Là encore, l’accusé a nié toute appartenance à ce groupe armé.

Cependant, concernant les attaques du 1er février, Edmond BEINA a affirmé qu’il n’était pas présent sur les lieux et qu’il n’avait participé ni à leur préparation ni à leur exécution. Il a également rejeté les accusations selon lesquelles des signes distinctifs auraient été placés sur les habitations chrétiennes afin de les différencier des maisons musulmanes.

Face à ces contradictions, l’accusé est revenu sur ses anciennes déclarations, niant sa présence au domicile d’Ali GARBA, la détention d’une arme artisanale ainsi que toute participation aux homicides. Il a également contesté les affirmations de son coaccusé, qui l’accuse d’avoir utilisé une arme de type AK-47 lors de l’attaque.

Il est important de mentionner qu’au terme de cette journée d’audience, Edmond BEINA a maintenu sa ligne de défense, rejetant l’ensemble des accusations portées contre lui. Les débats se poursuivent devant la Cour pénale spéciale, qui continue d’examiner les témoignages et les éléments du dossier afin d’établir les responsabilités de chacun dans les événements survenus à Guen.

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