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Les enseignants du Programme d’Éducation Accélérée (PEA) de Bria, dans la préfecture de la Haute-Kotto, ont observé une grève ce lundi 8 juin 2026 pour réclamer le paiement de dix mois d’arriérés de salaire. À travers ce mouvement, ils entendent attirer l’attention des autorités sur leur situation financière devenue préoccupante.

À Bria, le malaise grandit au sein du corps enseignant du Programme d’Éducation Accélérée. Après plusieurs mois sans percevoir leurs salaires, les enseignants ont décidé de suspendre leurs activités pour faire entendre leurs revendications. Une situation qui suscite des inquiétudes aussi bien chez les enseignants que parmi les bénéficiaires de ce programme éducatif. Selon Edmond Gonomada, délégué des enseignants du PEA, cette grève est la conséquence de plusieurs mois d’attente sans rémunération : << Nous réclamons dix mois d’arriérés de salaire, nous travaillons sans être payés. Cette situation devient très difficile pour les enseignants et leurs familles. Nous avons déjà multiplié les démarches, mais jusqu’à présent nous n’avons obtenu aucune réponse satisfaisante >>, a-t-il déclaré.

Pour le délégué des enseignants, le retard de paiement affecte non seulement les conditions de vie des enseignants, mais également leur motivation à poursuivre leur mission éducative. Il rappelle que les enseignants du Programme d’Éducation Accélérée contribuent à la scolarisation des enfants ayant connu des interruptions dans leur parcours scolaire.

Face à cette revendication, Guillaume Ousmane Banga, Inspecteur de l’enseignement fondamental 1 et chef de la circonscription scolaire de la Haute-Kotto, reconnaît les difficultés auxquelles sont confrontés les enseignants : << Nous connaissons l’importance du travail que ces enseignants accomplissent chaque jour auprès des enfants. Leurs préoccupations sont légitimes et nous comprenons leur mécontentement. Toutefois, nous leur demandons d’être patients pendant que les démarches se poursuivent pour trouver une solution à cette situation >>, a-t-il indiqué.

L’inspecteur souligne que les autorités éducatives restent mobilisées afin que les enseignants puissent entrer en possession de leurs arriérés dans les meilleurs délais. Il appelle également au dialogue afin de préserver la continuité de l’éducation des élèves bénéficiaires du programme.

Les enseignants espèrent désormais que leurs revendications recevront une réponse favorable afin de permettre une reprise normale des cours.

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