Quelques jours après les violents affrontements qui ont secoué la ville d’Am-Dafok, située à la frontière avec le Soudan, la situation humanitaire demeure particulièrement préoccupante. Déjà éprouvées par des années d’insécurité, les populations civiles font désormais face à des conditions de vie extrêmement difficiles. Entre les déplacements forcés, le manque d’accès aux services essentiels et la persistance de l’insécurité, leur quotidien est marqué par de nombreuses difficultés, qui alimentent une crise humanitaire déjà profonde. Devant cette situation, ils lancent un appel à l’aide.
Pris au dépourvu par l’attaque menée le 30 juin dernier par des groupes armés soudanais, les habitants d’Am-Dafok ont payé un lourd tribut. Les violences ont fait des morts et des blessés, tout en provoquant d’importants déplacements de population. De nombreuses familles ont été contraintes d’abandonner leurs habitations pour se réfugier dans des zones jugées plus sûres, souvent sans vivres, sans eau potable et sans accès aux soins de santé.
Déjà confrontée à un manque d’eau potable, de denrées alimentaires et de services de santé, la localité se trouve aujourd’hui dans une situation encore plus critique. Cette nouvelle crise survient alors qu’Am-Dafok accueillait déjà des milliers de réfugiés ayant fui le conflit au Soudan. Cependant, malgré la reprise du contrôle de la ville par les Forces armées centrafricaines (FACA) et leurs alliés russes, les besoins humanitaires restent immenses.
Face à cette situation alarmante, les habitants d’Am-Dafok lancent un appel pressant aux organisations humanitaires afin qu’elles apportent une assistance d’urgence aux populations affectées. Ils demandent un soutien en vivres, en eau potable, en médicaments, ainsi qu’un renforcement des services de santé pour répondre aux besoins les plus urgents.
Il convient de souligner qu’alors que la situation sécuritaire semble progressivement se stabiliser, l’urgence humanitaire demeure entière. En l’absence d’une mobilisation rapide de la communauté internationale et d’un accès humanitaire effectif à la localité, des milliers de personnes risqueraient de voir leurs conditions de vie se détériorer davantage dans les jours à venir.
