Les autorités sanitaires de l’hôpital secondaire de la sous-préfecture de Kouango, située à environ 302 kilomètres de Bangui, alertent sur une recrudescence préoccupante des cas de paludisme enregistrés ces dernières semaines. Cette hausse des infections suscite une vive inquiétude au sein des structures de santé, confrontées à un afflux croissant de patients. Face à cette situation, le personnel soignant appelle la population à respecter les mesures de prévention afin de limiter la propagation de cette maladie.
Selon les responsables de l’hôpital secondaire de Kouango, les centres de santé de la localité accueillent quotidiennement un nombre important de patients présentant des symptômes évocateurs du paludisme, notamment une forte fièvre, des maux de tête, des vomissements et une grande fatigue. Les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes figurent parmi les catégories les plus vulnérables. Joë Rwandji, surveillant général de l’hôpital secondaire de Kouango, revient sur le constat : « Nous avons constaté une augmentation du nombre de patients atteints du paludisme ces derniers temps dans la sous-préfecture de Kouango. La majorité des personnes qui consultent présentent des symptômes de cette maladie. Les cas les moins graves reçoivent un traitement et peuvent rentrer chez eux. En revanche, les patients dont l’état nécessite une prise en charge plus importante sont hospitalisés afin de recevoir des soins appropriés », a-t-il expliqué.
Parmi les patients, les enfants de 0 à 5 ans sont les plus touchés. Selon les responsables sanitaires, cette situation est causée par la prolifération des moustiques en cette période de pluies, l’utilisation insuffisante des moustiquaires imprégnées d’insecticide. Face à cette situation, ils appellent la population à renforcer les mesures de prévention : « Les enfants de zéro à cinq ans sont les plus touchés par cette flambée des cas de paludisme. Cette situation est principalement liée à la prolifération des moustiques provoquée par les fortes pluies enregistrées dans la sous-préfecture de Kouango. Nous lançons un appel à toute la population afin qu’elle respecte les mesures de prévention. Il est essentiel de dormir sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide, d’assainir les alentours des habitations, d’éliminer les eaux stagnantes et de se rendre rapidement dans un centre de santé dès l’apparition d’une fièvre ou de tout autre symptôme évocateur du paludisme », a ajouté Joë Rwandji.
Le paludisme demeure l’une des principales causes de consultation et de mortalité en République centrafricaine. Les autorités sanitaires de Kouango espèrent qu’une mobilisation de l’ensemble de la population, associée au respect des mesures préventives, permettra de réduire le nombre de cas et de mieux protéger les personnes les plus exposées, en particulier les jeunes enfants et les femmes enceintes.
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